Manifestations contre la Francophonie du 17 au 30 novembre : Malick Noël Seck et Cie déroulent leur contre-sommet

En plus de la marche du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) prévue le 21 novembre, le pouvoir doit faire face aux activités du Front contre la Francophonie. Cette structure, dirigée par l’ancien patron de Convergence socialiste, refuse la «recolonisation armée poursuivie par la France de l’Afrique».

En conférence de presse hier, les animateurs dudit Front que sont l’ancien directeur de l’Office central pour la répression du trafic illicite (Ocrtis), le commissaire Cheikhna Keïta, Joe Diop du Mouvement Yoonu askanwi, Kaba Diawara du Forum social guinéen, le rappeur Kilifeu du mouvement Y’en a marre et Lamine Ba du Parti démocratique sénégalais (Pds) ont décliné les objectifs du contre-sommet de la Francophonie prévu du 17 au 30 novembre.

« Nous allons organiser un colloque à l’Université Cheikh Anta Diop où nous avons invité des professeurs d’université qui vont nous aider à faire comprendre aux Sénégalais et à aux étudiants de déconstruire le discours des impérialistes.

C’est important dans le cadre de l’éveil des consciences et des masses», a déclaré Malick Noël Seck, coordonnateur du Front qui compte profiter de cette tribune pour rendre hommage aux «tirailleurs massacrés» à Thiaraoye le 1er décembre 1944.

D’ailleurs des expositions, des conférences, une marche à la Place de l’Obélisque et un sit-in à Diamniadio sont prévus. M. Seck dit avoir informé les autorités administratives de leurs différentes manifestations. «Et à l’instant, je viens de recevoir une convocation pour aller ce soir à la police», annonce-t-il sur un air décontracté.

Il rappelle le message qu’il avait adressé aux autorités : «Le Front contre le Sommet est dans le respect des lois de ce pays. La dernière fois, nous avons adressé une lettre de protestation pour dire qu’il y a des rumeurs qui disent que vous allez interdire nos manifestations. Donc, interdisez et nous allons porter plainte !»

Axé sous le thème «Franco­phonie-francités et identités natio­na­les», ce contre-sommet considère la Francophonie comme une organisation pour «promouvoir la langue française et les intérêts de la France».

  • Écrit par  Babacar Guèye DIOP

bgdiop@lequotidien.sn

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