MARCHE HLM A MOINS DE DEUX SEMAINES DE L'AID EL KEBIR Affluence en trompe-l'œil chez les tailleurs

les tailleurs du Marché Hlm
les tailleurs du Marché Hlm
les tailleurs du Marché Hlm

A quelques jours de la fête de l’Aid El Kébir, appelée Tabaski ou encore la «fête du mouton», l’affluence de la clientèle chez les tailleurs du Marché Hlm reste relative. Si d’aucuns se retournent les pouces en attendant les clients, d’autres par contre disent «rendre grâce à Dieu», car la demande est forte en cette approche de la Tabaski.

A moins de deux semaines de la Tabaski, la plus grande fête musulmane, le marché Hlm commence déjà à renouer avec ses ambiances des grands moments. Difficile de se frayer un chemin pour accéder à l’intérieur du marché. Les allées du marché sont bondées de femmes et de filles pour la plupart, venues pour acheter des tissus et tout ce qui va avec l’habillement. Les marchands  d’habits, de tissus et  divers articles de femmes jalonnent les couloirs du marché.

Les couturiers qui sont très sollicités d’habitude en cette période, pour éviter le retard de livraison des habits, connaissent cependant, une affluence très relative de la clientèle, selon quelques uns d’entre eux rencontrés, le vendredi 4 octobre.

Marième Goudiaby, la quarantaine, propriétaire d’un atelier de couture faisant en même temps office de  boutique déclare : «  nous cousons et exposons les habits. Mais, je peux vous dire que rien ne marche pour le moment. D’habitude, à cette période c’était le flot  de clientèle, mais cette année on attend encore. Mais Dieu est grand ». Même son de cloche chez Abdou Aziz Sy. Très nostalgique,  il se souvient que, « les années précédentes, à un mois de la Tabaski, on commençait à veiller toute la nuit dans les ateliers pour être en mesure d’honorer nos engagements. Mais cette année, les clients arrivent au compte gouttes ».

Poursuivant, Abdoul Aziz Sy, confie « la plupart de mes clients sont étrangers. C’est pour cela que je couds et expose le lin, la soie, et le jetner. Mais ils ne se sont pas encore signalés ». Par contre, Marième Goudiaby déclare que « les clients ont une préférence pour le ‘’prêt à porter’’ en Ganila. Mais nous manquons de moyens, nous sommes obligée de recourir au système D, qui consiste à coudre les habits en Basin et d’utiliser 1 yard de Ganila à la devanture ».

Cependant la situation n’est pas partout la même. Chez Pape Sène, un atelier qui se trouve au cœur du marché Hlm, on ne se plaint pas. Une dizaines de jeunes s’attèlent autour de leur machine. Un bruit intenable fait la loi dans cet atelier contenant plus de dix machines à coudre. Le maître des lieux, Pape Sène, du nom de l’atelier confie : « je rends vraiment grâce à Dieu. J’ai plus de dix employés et tout le monde est pris. La clientèle afflue en cette approche de Tabaski ».

Très satisfait de son chiffre d’affaires, Pape Sène explique : «j’ai le plus souvent de grosses commandes. Ce sont des commerçants qui revendent dans la sous région, en Guinée, Mali, qui viennent ramasser tous ce que je couds ».  Pape Sène se plaint toutefois de la rareté de certains produits de couture qui le freinent un peu dans ses affaires. Ainsi,  déplore-t-il : « Mon gros souci, c’est le manque de certains produits primordiaux par rapport à la demande. C’est le cas avec le ‘’Thioub Malien’’, la demande est forte, mais le tissu manque en ce moment ».

Par ailleurs, les couturiers du marché Hlm saluent la permanence de l’électricité, qui est indispensable pour leur métier. Toutefois, ils déplorent la cherté de la Patente qui leur est imposé non sans demander une aide au gouvernement pour alléger leurs charges.

Jean Michel DIATTA Sudonline

In the Spotlight

LE GHANA « SORT DU FMI » ET RESTE DEBOUT

by bishba in Economie 0

Le Ghana a surpris en claquant la porte au FMI, principal régulateur institutionnel de la finance internationale. Il se prive ainsi d’une manne qui lui tendait les bras. Il se devait donc de vite trouver [...]

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*