Marseille: la vérité sur la tension au consulat du Sénégal

yande-ndiaye-600x493Comme nous l’avions annoncé précédemment, le consulat du Sénégal à Marseille est au cœur d’une vive tension qui oppose une partie du personnel au consul général, Yandé Ndiaye, et au vice-consul, Tony Mendy. A l’origine de la « crise »,  la ferme volonté de la hiérarchie de mettre de l’ordre dans la maison.

Car c’est un euphémisme, au consulat du Sénégal à Marseille, c’était le bazar après le départ de Tamsir Faye ! Bon nombre d’employés ne respectaient plus les horaires de travail, certains s’autorisaient à s’absenter pendant de longues heures sans raison valable ; et quand Massamba ou Mademba faisait le malade imaginaire, il exigeait et obtenait le paiement de l’intégralité de son salaire; le petit commerce aussi y était florissant. Au consulat du Sénégal à Marseille, les agents avaient également mis en place un ingénieux système  de détournement de l’argent du contribuable. En effet, pour obtenir beaucoup plus d’euros à la fin du mois, ils s’ accordaient des heures supplémentaires qu’ils n’avaient, en réalité, jamais effectuées. Ce manège pouvait rapporter gros: entre 300 et 500 euros par mois! Mis au parfum, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur ordonna l’arrêt immédiat de ce vol. Depuis, certains agents sont en colère contre Yandé Ndiaye et Tony Mendy coupables à leurs yeux du délit de dénonciation.

Récemment, le vice-consul, sur instruction de sa patronne, a commencé à mettre de l’ordre dans la maison. Mais sa mission est loin d’être une sinécure. Il est caricaturé et traité de tous les noms d’oiseaux. Quant au consul général  Yandé Ndiaye, on essaie de faire croire à l’opinion qu’elle a abandonné son poste pour s’occuper de ses affaires personnelles alors qu’elle a tout simplement procédé à une division intelligente du travail. A elle, la coopération décentralisée pour pouvoir capter les nombreuses opportunités qu’offre Marseille dans ce domaine, à Tony le management des ressources humaines.

On le sait, le président de la République, Macky Sall, veut faire du Sénégal un pays émergent. Mais l’atteinte de cet objectif louable ne se fera pas d’un coup de baguette magique. Chaque citoyen, où qu’il se trouve, doit y contribuer. Dit autrement, l’émergence, ce sera la somme des performances de chaque citoyen sénégalais dans son domaine de compétence. Et c’est manifestement dans cette perspective que Yandé Ndiaye s’est inscrite quand elle  a exigé le respect scrupuleux des horaires de travail.

Le principal enseignement qu’on peut donc tirer de la crise qui sévit présentement au consulat du Sénégal à Marseille,  est que les employés qui s’agitent, ne semblent pas partager la vision du Chef de l’Etat sur l’émergence du Sénégal.

Le dire, ce n’est pas prendre fait et cause pour Yandé et Tony. Le dire, c’est refuser que des gens réussissent à entraver le développement de notre pays  juste pour préserver leurs intérêts égoïstes.

Cheikh Sidou SYLLA

 

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