Mimi Touré, ministre de la Justice : « Il est impossible pour l’Etat de garantir l’absence de torture… »

Les acteurs des Maisons de justice vont voir leurs capacités renforcées dans le domaine des droits humains. C’est du moins l’objectif du Conseil consultatif national des droits de l’Homme, installé hier par le ministre de la Justice, Aminata Mimi Touré.mimi nice toff tay

«Sensibiliser et outiller les acteurs de la Justice à mieux garantir les droits de l’Homme», c’est le pari que s’est fixé le Conseil consultatif national des droits de l’Homme, installé officiellement hier par le ministre de la Justice, Aminata Mimi Touré.

Pour ce faire, un atelier de vulgarisation des instruments internationaux des droits de l’Homme dans les administrations a été initié par le ministère de la Justice. En marge de cette rencontre, la Garde des Sceaux a soutenu qu’il est «impossible pour l’Etat de garantir l’absence de torture dans les lieux de détention et de privation des libertés», a-t-elle indiqué dans L’Obs

Tout ce que l’Etat peut faire, précise-t-elle, c’est «d’ouvrir une enquête, de poursuivre et punir au besoin le ou les coupables en cas de torture avérée». Concernant le cas de l’exilé politique tchadien, le journaliste blogueur Makaïla Nguebla, Mimi Touré a souligné qu’ «aucune convention des Nations unies n’oblige un Etat à garder un réfugié politique sur son sol». Mieux, poursuit-elle, «Makaïla n’a pas été renvoyé chez lui au Tchad où sa vie serait menacée, mais plutôt en Guinée Conakry où il a pu d’ailleurs rallier une autre destination».

Toutes choses qui lui font dire : «Le Sénégal fait partie des pays d’Afrique et du monde où les droits de l’Homme sont respectés.» Revenant sur les questions des droits de l’Homme, Mimi Touré a indiqué que le «Sénégal est tenu de respecter tous les engagements internationaux qu’il a pris».

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