Mort de l’étudiant Ousseynou Seck à Grand Yoff : Un policier écope de deux ans ferme.

FEMMES ET DROGUES

prisonInculpés pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, El Hadji et Ibra­hima Diop ont été plus chanceux que leur collègue Bâ Abdoul Niang. Ces policiers, impliqués dans la mort du jeune Ousseynou Seck, ont été re­la­xés, tandis que leur collègue est re­connu coupable des faits et condamné à 2 ans de prison. Il devra payer la somme de 10 millions de francs à la famille de la victime, à sa sortie de prison.

L’Etat, qui avait dégagé sa responsabilité par le biais de l’agent judiciaire, est déclaré civilement responsable. D’ailleurs la partie civile, qui avait demandé de déclarer l’Etat civilement responsable, avait réclamé 50 millions de francs. Pourtant le Parquet avait requis 5 ans ferme contre les prévenus, mais le Tribunal correctionnel a été plus clément en revoyant cette peine à la baisse.
L’équipe de policiers, qui était en mission de sécurisation dans le quartier de Grand-Yoff, avait mis en filature l’étudiant Ousseynou Seck. En fait, le chef de garde avait reçu une information d’un indicateur faisant état d’un trafic intense de chanvre indien dans les parages. Un policier, qui s’était fait passer pour un consommateur, a passé une commande afin d’appâter la victime. Et suite à une stratégie que les policiers avaient mise en place, le présumé dealer a été arrêté.

C’est le policier Bâ Abdoul Niang, qui avait procédé à son arrestation quand ce dernier avait senti l’étau se resserrer autour de lui et  voulait prendre la poudre d’escampette. «J’ai mis ses bras hors de danger», avait déclaré le policier Niang à la barre.
Seulement cette prise a été fatale à la victime qui s’était retrouvée avec un cou cassé, occasionnant des douleurs corporelles qui lui seront fatales.
justin@lequotidien.sn

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