NOMINATION D’ABDOULAYE DAOUDA DIALLO COMME PATRON DES FLICS Pape Diop déplore la «politisation» du ministère de l’Intérieur

La nomination d’Abdoulaye Daouda Diallo au ministère de l’intérieur, en remplacement du Général Pathé Seck, n’agrée décidément pas la coalition Bokk Gis Gis. Pape Diop, l’ancien Président du défunt Sénat, et ses partisans ont ainsi vigoureusement dénoncé, à l’issue de la réunion de leur comité directeur, le choix d’un responsable de l’Alliance pour la République (Apr-parti au pouvoir) pour diriger le département en question, surtout à la veille des élections locales.pape_diop_bgg_7

La polémique sur la politisation du ministère de l’Intérieur qui a longtemps tenu en haleine les acteurs politiques sénégalais sous Wade, avec le libéral Me Ousmane Ngom, comme sous Macky Sall avec l’apériste Mbaye Ndiaye comme premier flic du pays, semble repartir de plus belle. Pour cause, la nomination au ministère de l’intérieur d’Abdoulaye Daouda Diallo, l’ancien ministre du Budget estampillé responsable politique de l’Apr, a fait vivement réagir la Convergence démocratique Bokk Gis Gis (Bgg).

A l’issue de la réunion de son comité  directeur, la formation politique présidée par Pape Diop, l’ancien Président du Sénat sous Wade, aujourd’hui membre de l’opposition a déploré sans ambages la nomination d’un ministre de l’Intérieur appartenant à  l’Alliance pour la République (parti au pouvoir), surtout à la veille des élections locales programmées pour mars 2014. Soulignant que le régime actuel avait « toujours combattu » un tel fait, le parti de Pape Diop s’est inscrit en porte-à-faux avec un tel choix.

Se prononçant par ailleurs sur la formation du nouveau gouvernement, Bokk Gis Gis a émis «de très sérieuses réserves sur les ruptures tant proclamées par le président Macky Sall, notamment en matière de bonne gouvernance». D’autant que « la prolifération des marchés de gré à gré» fustigée par Pape Diop et cie tend à se faire jour de plus en plus sous le régime de Macky Sall. Evoquant la problématique des inondations, Bokk Gis Gis s’est indignée de même du «laxisme du Gouvernement devant la souffrance et la désolation des populations sinistrées». Pour y remédier, la convergence démocratique a exigé de l’Etat «la définition et la mise en œuvre de solutions appropriées conformément à ses engagements».

Dans la mouvance, Pape Diop et cie se sont inquiétés de « l’ampleur de la déstructuration du tissu industriel du Sénégal avec la faillite avérée de 378 entreprises victimes d’une pression fiscale insoutenable et d’un climat des affaires délétère,  situation dénoncée par l’ensemble des acteurs du secteur privé».  Au sujet de l’Acte III de la décentralisation, la convergence démocratique Bgg a dit prendre acte à l’instar de tous les Sénégalais, «de l’improvisation et du manque de concertation avec tous les acteurs politiques et de la société civile». Toute chose qui fait qu’il n’est donc pas étonnant, selon le parti de Pape Diop, que ce projet de réforme soit rejeté en bloc par les acteurs à la base.

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