NOUVEAU GOUVERNEMENT – MINISTERE DE LA JUSTICE Me kaba ou la nomination d’un homme consensuel

Sidiki kaba Ministre de la justiceMacky Sall, veut-il mettre la pédale douce dans le dossier de la traque des biens mal acquis ? Ou réorienter la rôle du ministre de la justice dans un contexte où ce ministère voire le gouvernement, a été taxé de n’avoir que ce dossier sous la main en ce qui concerne la justice ?

Ce qui est en tout cas certain, c’est qu’en nomment Sidiki kaba à la tête de la justice, Macky Sall a plutôt cherché à y installer un homme plus consensuel, non militant de l’Apr, mais surtout un homme de l’art qui connaît bien la justice et par ricochet tout ce qui a trait aux droits humains

Une nomination qui aura peut-être l’avantage de dépassionner la gestion de ce dossier, tout en poursuivant une politique de réforme dans la justice. En effet, d’autres chantiers entamés par Aminata Touré sont déjà sur le feu et doivent être poursuivis : l’édification de la prison de Sébikotane, la fermeture de Rebeuss, la réforme du droit pénal, etc

Pour ceux qui ne connaissent pas Me Sidiki Kaba, il est un défenseur des droits de l’homme mondialement connu.

Premier africain en 2001 à être nommé président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Sidiki Kaba est né le 21 août 1950 à Tambacounda (Est) est diplômé des universités d’Abidjan et de Dakar où il a obtenu trois licences en Droit, Philosophie, et Lettres modernes et une maîtrise en Droit des affaires.

Admis en 1980 au barreau de Dakar, après une expérience d’enseignant menée de pair avec des études supérieures comme professeur de français au collège Aké Loba d’Abidjan de 1975 à 1978, il sera élu membre du conseil de l’ordre de 1985 à 2000.

Me Kaba milite au Sénégal et sur le continent africain depuis 1981, date à laquelle il intègre la section sénégalaise d’Amnesty International. Il rejoint ensuite l’Organisation nationale de défense des droits de l’Homme (ONDH) qu’il va présider de 1995 à 2000, après en avoir été vice-président de 1987 à 1995.

Sidiki Kaba est connu aussi pour être membre fondateur et dirigeant de plusieurs ONG africaines : l’Union des avocats en 1982, l’Union interafricaine des droits de l’homme (UIDH) en 1992, le Centre africain pour les études des droits de l’homme et la démocratie (ACDHRS) en 1995, le Centre africain pour la prévention des conflits (CAPREC) en 1995, etc.

L’homme a défendu la liberté de la presse, les droits des femmes, les droits politiques. Il s’est illustré dans la lutte contre l’impunité, la peine de mort… Il a apporté une assistance juridique et judiciaire à des journalistes, opposants, syndicalistes, etc.

Ainsi, il a assisté l’ancien premier ministre ivoirien Alassane Ouattara et l’ancien Premier ministre sénégalais Idrissa Seck en 2005. A cette liste s’ajoutent les victimes tchadiennes de torture sous l’ancien président Hisséne Habré, les défenseurs et opposants burkinabé dans l’affaire Norbert Zongo, journaliste burkinabé assassiné en 1998, etc.

Me Kaba a été enquêteur dans des missions sur les disparus au Maroc (El Ayoum en 1999) et en Algérie en 2005, Observateur de la Cour internationale de justice (CIJ) et l’Onu dans plusieurs élections, facilitateur dans les conflits notamment dans celui de la Casamance. A cet effet, il a organisé avec l’Etat du Sénégal le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) et la FIDH la journée nationale des femmes pour la paix en Casamance en 1996.

Me Kaba est également l’auteur des publications suivantes : Défendre la Déclaration Universelle des droits de l’Homme (1998), Les Droits de l’Homme au Sénégal (1997) et Les Droits de l’Homme en Afrique à l’aube du XXIe siècle (1966). Il a participé à la rédaction des ouvrages : Mitterand et l’Afrique (1999) et L’Observatoire national des élections (ONEL) 1997.

Nettali

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