Nouvelle chute de popularité pour Hollande et Valls

French President François Hollande (R) talks to French Prime Minister Manuel Valls prior to posing for a family picture after the meeting France - Oceania, at the Elysee presidential palace in Paris on November 26, 2015. AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA / AFP / MIGUEL MEDINA

French President François Hollande (R) talks to French Prime Minister Manuel Valls prior to posing for a family picture after the meeting France - Oceania, at the Elysee presidential palace in Paris on November 26, 2015. AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA / AFP / MIGUEL MEDINA

Le président de la République ne recueille plus que 19% de satisfaits. Son Premier ministre baisse de 6 points à 33% de satisfaits dans un sondage Ifop pour le JDD.

Que l’effet des attentats de janvier ou du 13 novembre semblent loin pour la popularité de l’exécutif. Les cotes de popularité de François Hollande et Manuel Valls chutent une nouvelle fois. Le président de la République ne recueille plus que 19% de satisfaits (- 5 points par rapport à janvier) et mécontente 81% des Français. Son Premier ministre baisse de 6 points à 33% de satisfaits et 66% de mécontents d’après un sondage Ifop pour le Journal du dimanche (JDD).

Et dans le détail le désamour est encore plus net pour les sympathisants socialistes. L’effet de la triangulation gouvernementale sur la prolongation de l’état d’urgence, de la controversée inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité et du projet de réforme libéral du droit du travail? François Hollande et Manuel Valls chutent respectivement de 12 points (53% de satisfaits) et 11 points (63% de satisfaits).

Tensions Valls-Hollande

Cette chute de popularité intervient alors que des tensions semblent naître au sein du couple exécutif. Lors du dernier remaniement, les options défendues par Manuel Valls comme le maintien de Fleur Pellerin au ministère de la Culture, n’ont pas été retenues par François Hollande. Pire, il a choisi de réintégrer le prédecesseur de Manuel Valls au poste de Premier ministre, Jean-Marc Ayrault au ministère des Affaires Etrangères alors que Manuel Valls avait contribué à l’éviction de son prédécesseur.

La stratégie à tenir pour préparer l’élection présidentielle de 2017 illustre elle-aussi les divergences au sein de l’exécutif. Manuel Valls ne croit pas à un rassemblement à gauche, parlant de “positions irréconciliables”. Enfonçant le clou, lors d’une réunion publique à Corbeil-Essonnes (Essonne), le Premier ministre a réitéré. “A gauche, il faut qu’on se dépasse. Le problème n’est pas d’organiser une primaire qui irait de Mélenchon à Macron. Parfois, il y a des positions irréconciliables et il faut l’assumer”. Pourtant le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis soutient l’idée d’une primaire ouverte à toute la gauche, avec ou sans François Hollande.

Le Premier ministre veut assurément demeurer l’alternative à gauche pour la présidentielle de 2017 si François Hollande ne se représentait pas. Le président de la République a une nouvelle fois affirmé sur France Inter, vendredi 19 février que si le chômage ne baissait pas d’ici 2017, il ne se représenterait pas.

http://www.challenges.fr/politique/20160221.CHA5355/nouvelle-chute-de-popularite-pour-hollande-et-valls.html

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*