Nucléaire iranien : un accord à Vienne «physiquement impossible»

695087-iranian-foreign-minister-zarif-and-araghchi-iran-s-chief-nuclear-negotiator-stand-on-the-balcony-of-La perspective d’un accord d’ici lundi s’éloigne. L’Iran envisage de prolonger les négociations pendant six à douze mois.
L’Iran envisage de prolonger les négociations nucléaires pendant six à douze mois, aux conditions précises de l’accord intérimaire de Genève de novembre 2013, en cas d’échec des pourparlers avec les grandes puissances qui s’achèvent lundi à Vienne. Téhéran et le «5+1» (Chine, Etats-Unis, France, Russie, Royaume-Uni et Allemagne) et l’Iran poursuivent dimanche leurs négociations pour arracher au moins un accord de principe, une perspective toutefois incertaine alors que selon toutes les parties des «divergences importantes» subsistent.

«Il faut absolument éviter un climat de confrontation avec une escalade de part et d’autres. Par exemple, qu’on réponde à de nouvelles sanctions par un développement du programme nucléaire. Il faut éviter cela», a assuré une source iranienne à l’AFP. «Nous préférons bien sûr une entente politique générale mais si nous n’y arrivons pas (…) une prolongation de l’accord de Genève sera le moindre mal», a confié cette source, précisant que cela pouvait «être pour une durée de six mois ou d’un an».

QUEL EST L’ENJEU DES NÉGOCIATIONS ?
A la base de ces pourparlers, qui durent depuis des années, le refus de Téhéran de se soumettre aux obligations internationales en termes de contrôle de ses installations nucléaires civiles, qui lui vaut des sanctions économiques et financières. Jusqu’ici, aucun accord entre l’Iran et les puissances occidentales n’a été trouvé depuis la découverte, en 2002, de son programme clandestin d’enrichissement d’uranium à des fins militaires. Mais l’élection du président Rohani en 2013 a modifié les relations entre Téhéran et Washington. En août 2013, l’Iran avait accepté le principe d’inspections surprises de ses sites nucléaires, cédant à la première exigence du secrétaire d’Etat américain John Kerry.

L’accord intérimaire de Genève, signé en novembre 2013, prévoit le gel d’une partie des activités nucléaires de l’Iran contre une levée partielle des sanctions internationales, de façon à offrir un cadre favorable aux négociations. Conclu pour une période de six mois et entré en application en janvier 2014, il a été prolongé de quatre mois en juillet dernier pour permettre à l’Iran et aux grandes puissances de parvenir à un accord global d’ici au 24 novembre.

Mais la conclusion d’un tel accord complet ce lundi à Vienne, englobant toutes les dimensions techniques du dossier, est désormais «physiquement impossible» dans le délai imparti, a confié une source européenne proche des négociations. Et même la perspective d’un accord de principe est incertaine. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry doit continuer dimanche matin les discussions avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, doit les rejoindre.

Libération avec AFP

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