Organisation du procès de Hissène Habré : Les Etats-Unis cotisent 500 millions

Hissène Habré_0Financièrement, tout semble fin prêt pour une bonne organisation du procès de l’ex-Président du Tchad, Hissène Habré. En plus des autres Etats qui ont déjà apporté leur contribution, les Etats-Unis ont mis sur la table 500 millions de francs Cfa pour participer  aux efforts financiers liés à l’organisation de ce procès.

Les manifestations de soutien financier pour l’organisation du procès de l’ex-Président du Tchad, Hissène Habré, se poursuivent. Après les gouvernements français, tchadien et sénégalais, la «cotisation» des Etats-Unis s’élève à 1 million de dollars (500 millions de francs Cfa).

«Les fonds sont approuvés par le Congrès dans l’année budgétaire passée. Il ne reste plus qu’à les transférer», annonce Stephen Rapp, ambassadeur itinérant pour la justice pénale internationale, en visite au Sénégal dans le cadre de l’affaire Habré. M. Rapp, qui félicite ainsi le gouvernement du Sénégal et l’Union africaine pour s’être approprié la lutte contre l’impunité en Afrique, indique que ces fonds vont soutenir l’enquête, l’instruction, le procès, l’appel. Bref, cet argent va financer toutes les étapes de l’affaire Hissène Habré placé sous mandat de dépôt pour crime de guerre, crime contre l’humanité et tortures.

Ce geste est apprécié par le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, qui annonce dans la foulée un autre  soutien financier du gouvernement luxembourgeois sans préciser le montant. Mais en tout état de cause, souligne le ministre de la Justice, à l’heure actuelle, les contributeurs ont déjà mis sur la table 7 millions d’euros (près de 5 milliards de francs Cfa).

Le montant qui a été retenu par l’Union africaine et l’Etat du Sénégal au début pour l’organisation du procès de l’ex-homme fort Ndjamena. On peut dire, précise Me Kaba, qu’il y a les fonds nécessaires pour organiser ce procès. «Peut-être que cet argent suffira. Peut-être qu’il ne suffira pas. Mais ce qui est certain, c’est qu’il y a une volonté d’aller jusqu’au bout pour que ce procès se déroule dans les meilleures conditions financières, procédurales et juridiques», explique le Garde des sceaux.

A cet effet, le Garde des sceaux s’est engagé à veiller pour que ce procès soit exemplaire. Pour lui, c’est la première fois qu’un ancien chef d’Etat étranger, présumé responsable de crime de guerre, crime contre l’humanité et tortures, est jugé en terre sénégalaise.

«Cette responsabilité de la justice sénégalaise doit être entière et fondée sur le respect des droits de la défense et sur l’organisation d’un procès juste par une juridiction indépendante et impartiale», assure Me Kaba.  Et Stephen Rapp de dire qu’un tel procès va arrêter le cycle de l’impunité qui affaiblit quelques pays en Afrique. Tout en exprimant sa confiance à l’endroit de la justice sénégalaise, M. Rapp déclare que ce procès va aussi montrer que les juridictions africaines peuvent rendre justice pour les crimes de guerre, crime contre l’humanité et crime de tortures et de génocide.

ndieng@lequotidien.sn

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