Oumar Sarr/Souleymane Ndéné Ndiaye La guerre à mort pour le contrôle du Pds

Depuis son retour au pays natal, les actes posés par le dernier Premier Ministre de Wade fâchent chez certains de ses frères libéraux qui l’accusent de vouloir faire main base sur le Pds. ndene et omar sarr

Ce que responsables et autres militants favorables à l’actuel coordonnateur ne comptent pas cautionner. Dès lors, les deux camps se livrent à une guerre de positionnement sans merci, à quelques encablures seulement de la venue du Pape du Sopi réclamés par certains pour y mettre de l’ordre.
Une guerre sans merci pour le contrôle du Pds

Karim Wade étant, pour le moment, en prison, (lui à qui l’on prête, à tort ou à raison, de vouloir, vaille que vaille, succéder à son père à la tête du Pds, en l’absence de ce dernier), la guerre pour le contrôle du parti bleu prend des proportions sérieuses. Ce, depuis le retour au bercail de Souleymane Ndéné Ndiaye, ragaillardi par le Pape du Sopi, en marge de leurs rencontres à Versailles en France. Dès lors, l’enfant de Guinguinéo s’est mis dans la tenue d’un vrai messie pour que le Pds ne sombre pas, à cause de l’emprisonnement de ses plus vaillants responsables, soupçonnés de s’être illicitement enrichis lors de leur gestion des deniers publics. Cette nouvelle donne, fusse-t-elle provisoire, profite à Omar Sarr et à Souleymane Ndéné.

Si jusqu’ici, le fils de Dagana, dans le viseur de la procédure déclenchée par la Crei, reste le coordonnateur légitime du Pds, parce que choisi à voix intelligible par Me Wade, Souleymane Ndéné Ndiaye, comme l’a su fait comprendre un de ses lieutenants, serait mandaté par Wade pour réconcilier les libéraux et faire du Pds la première puissance politique de l’opposition sénégalaise. Les actes qu’il a posés dès son retour au pays natal, notamment, en allant, successivement, rendre visite à Karim Wade, Bara Gaye et Aziz Diop, en prison, n’agréent pas des responsables du Pds. Ils le qualifient de médecin après la mort. Parmi eux, Assane Kébé, coordonnateur du collectif des anciens de l’Ujtl, par ailleurs, responsable du Pds à Kébémer.

A l’en croire, Souleymane Ndéné Ndiaye a raté le coche et est, de facto, éliminé de la course pour le contrôle du Pds. «Au moment où le parti faisait face au régime en place, il a préféré aller apprendre de l’Anglais. Nous ne lui pardonneront jamais cela», a fustigé Kébé. Cette préférence intellectuelle avait, d’ailleurs poussé Doudou Wade, responsable politique de Niary Tally-Biscuiterie à critiquer vertement l’ancien Pm, lui demandant de se rapprocher de ses concitoyens, au lieu d’aller prendre des cours d’anglais, langue qu’il va certainement aller parler en Gambie.

A côté de ceux-là, les partisans de l’actuel coordonnateur du parti politique de Me Wade ne pardonnent pas Souleymane Ndéné Ndiaye de s’être exilé, lorsqu’il fallait faire face à Macky Sall. Pis, ils lui remémorent, ses contributions écrites depuis l’hexagone et publiées dans la presse nationale dans lesquelles il se désolidarisait de la lutte de ses frères du Pds dans leur croisade contre la traque aux biens supposés mal acquis enclenchée par le gouvernement en place. Aujourd’hui, les deux camps se regardent en adversaires déclarés. Ils s’accusent mutuellement.

Si les proches de Souleymane Ndéné Ndiaye trouvent en leur mentor l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, pour sauver les meubles, reprochant à Omar Sarr de manquer de charisme pour mener à bon port le navire bleu, ceux favorables à l’actuel coordonnateur du Pds accusent le dernier Pm de Wade d’être dans une position délicate ne lui donnant pas les coudées franches pour diriger le Pds. Ce, eu égard à sa neutralité consistant à ne pas attaquer le successeur de Me Wade à la magistrature suprême (qui serait son ami comme en attestent leurs accolades, vendredi dernier, à la mosquée omarienne). Alors que le premier souhait de Macky Sall est de neutraliser le Pds.

Maître Wade, le Maître du jeu

S’il est avéré que c’est le secrétaire général national du Pds, Abdoulaye Wade qui a convaincu Souleymane Ndéné Ndiaye de revenir au Sénégal, il n’est pas exagéré de dire que Maître Wade reste le maître du jeu au Pds, même étant à plus de 6 000 kilomètres de l’ancienne capitale de l’Aof. Une vraie absurdité. Car, c’est la même personne qui avait, contre vents et marées, choisi Omar Sarr comme coordonnateur du Pds au moment où, il a trouvé nécessaire de se retirer du côté de la France lointaine. Au vu de cette incongruité politique, des voix commencent, au sein du Pds, à demander l’arbitrage de Wade.

C’est dans ce cadre précis qu’une voix autorisée du parti soutient que le Pape viendra, sous peu, non pas pour faire face aux nouvelles autorités, notamment, avec l’emprisonnement de son fils mais, pour sauver son parti, y mettre de l’ordre, après avoir échoué à garder le pouvoir cinquante ans durant. Hélas ! Ce souhait tant exalté s’est assoupi le soir du 25 mars 2012. Dieu en a décidé autrement.

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