PAPE DIENG AU SUJET DES 600 PRESTATAIRES« Ils ne sont pas des travailleurs de la Sénélec… »

Pape Dieng le DG de la société SENELEC
Pape Dieng le DG de la société SENELEC
Pape Dieng le DG de la société SENELEC

Les 600 collaborateurs de la Sénélec qui demande leur recrutement ne sont pas des travailleurs de la boîte. Pape Dieng le DG de la société se veut ferme. Il ne les recrutera pas et leur départ ne change rien dans le travail. Il a été interpellé ce matin en marge d’une signature de protocole pour une centrale de 400 Mw.

« Ils ne sont pas des travailleurs de la Sénélec. Ils n’ont pas de contrat. Ils sont des prestataires ». C’est en ces mots que Pape Dieng, ce matin, en marge d’une cérémonie de signature de protocole, est sorti du silence.

Silence dans lequel il s’était emmuré depuis que le cas des 600 travailleurs de la société d’électricité occupe l’actualité. Ces derniers réclament leur recrutement et sont allés en grève depuis près d’un mois pour obtenir gain de cause. Mais le Dg de la boîte ne semble pas être ébranlé.

Au contraire, dans un ton ferme, il s’est voulu catégotique : « Ils disent qu’ils veulent être embauchés, je vais être clair, on ne peut pas les embaucher. Evidemment que tout le monde veut être embauché à la Sénélec, mais nous ne pouvons pas le faire ».

Comme argument, Papa Dieng déclare : « Moi j’ai un contrat de performance avec l’Etat. Dans ce contrat, Senelec ne peut recruter que 100 travailleurs par an. Et sur les 100, on a 80 départs à la retraite. Nous avons entre les décès, les démissions et les licenciements 20 places. On ne peut pas augmenter les effectifs de la Sénélec ».

D’ailleurs le boss de l’entreprise est convaincu que ses prestataires ne sont nullement indispensables. Il affirme même s’être passé de leurs services sans que cela n’ait un impact sur le travail. « Ils ont commencé par nous attaquer à l’inspection du travail, on a répondu. Ils ont déposé un préavis, il nous attaqué au tribunal de Saint-Louis. Ils sont allés en grève, le travail qu’ils faisaient nous l’avons fait sans problème. La relève, la facturation et la présentation se fait normalement. Eux-mêmes, ils doivent s’en rendre compte ».

Le métier de releveur est un métier qui va disparaître En fait, si la Sénélec ne veut plus de ses collaborateurs, c’est qu’elle est dans une phase de transition qui fera que ces gens-là n’ont plus leur place, si l’on en croit M. Dieng. « Nous allons passer des compteurs électromécaniques aux compteurs numériques. Les compteurs seront des compteurs prépayés, intelligents. Donc, on ne va pas plus relever les compteurs en allant chez l’abonné. la relève se fera par télérelève. On va relever à partir du bureau. Ce sont des compteurs qui pourront communiquer à la Sénélec l’index. Donc le métier de releveur est un métier qui va disparaitre ».

Anticiper le retour des délestages Pape Dieng s’exprimait en marche d’une signature d’un protocole d’accord entre la Sénélec, Nebras et Mitsui, deux société respectivement Qatari et japonaise. L’objectif est la création d’une centrale électrique à gaz de 400 Mw. Un projet qui participe à la fourniture d’électricité dans le cadre du mixte-énergétique.

Si l’on en croit le DG Pape Dieng, le Sénégal connaît une croissance inhabituelle en matière d’utilisation d’énergie (8,5 à 9% au lieu de la prévision de 7%). Il est donc nécessaire d’anticiper sur la production, si l’on ne veut pas le retour des délestages.

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