PASSE DIFFICILE ET INCERTITUDES: CE PAYS NE DORT PAS…

Ils sont nombreux à perdre le sommeil du fait d’un spleen inhérent à des difficultés existentielles, un mal-vivre qui tranche d’avec ce tableau bien peint qui montre certains Sénégalais sous un beau jour alors qu’ils vivent des nuits cauchemardesques.
Au propre, comme au figuré, ce pays ne dort pas. Au propre,  il y a cette pénurie d’eau inacceptable gérée de manière tatillonne et irresponsable. Impossible de tomber dans les bras de Morphée si l’on pense à une longue journée sans eau.

Il y a eu des dates et des discours pour une solution définitive à cette équation. Mais comment prendre au sérieux de tels engagements ? En septembre 2013, année du « tuyau de la honte » de Keur Momar Sarr,  les autorités avaient pris la ferme résolution de fournir de manière viable de l’eau potable de qualité. Même si des efforts ont été faits, le mal est toujours là. On attend toujours la prescription pour le guérir.

Dans un pays qui vise l’émergence et se targue d’une vision cohérente, la gestion et la distribution de l’eau, ne devrait plus être une problématique si pesante.
Au propre, cette pénurie pour gravissime qu’elle soit,  cache mal d’autres préoccupations majeures qui empêchent de dormir. La crise est réelle. Elle devrait pouvoir  être supportée avec stoïcisme si les deniers publics ont été gérés dans les règles de l’art. Le scandale du Prodac,  ses rebondissements et ses implications au long cours, est le symbole d’une gouvernance loufoque et paradoxale. Des milliards ont été dilapidés. Une guerre ouverte entre deux ministres. Ce sera sans suite.

Au même moment un opposant croupit en prison, un autre candidat déclaré à la future présidentielle, hésite à revenir de son exil. Ils sont tous condamnés du fait de leur gestion.

Justement, il y a toujours des nuages sur ces échéances de 2019. Les acteurs ne sont d’accord sur rien. Le président qui oeuvre et manoeuvre pour un coup KO, multiplie les initiatives qui annihilent les forces de l’opposition comme le parrainage. Dans ce contexte, les opposants  en marche sur leurs grands chevaux, trouvent à peine le sommeil. La Société Civile, elle dort. Elle peine à veiller.

Le manque de sommeil n’est donc pas anecdotique comme cette histoire de sommeil au sommet. Un lion qui dort, un président qui ne dort pas. C’est au figuré…

Snsite

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