PDG De Souleymane Ndéné à Mimi Touré : Le Pds domine les débats

Les autorités se cherchent toujours dans la recherche de solutions aux problèmes des populations sénégalaises. De Souleymane Ndéné Ndiaye à Mimi Touré, les Premiers ministres semblent se marcher sur la langue sur le volet social et éducatif.

Le Sénégal vit le drame avec les promesses répétitives et  jamais tenues par les Premiers ministres qui se succèdent à l’Assemblée nationale. De Souleymane Ndéné Ndiaye à Mimi Touré, les orientations déclinées dans les Déclarations de politique générale (Dpg) dénotent d’un tâtonnement de nos gouvernants dans le choix des politiques gouvernementales du pays.

Ayant compris que la demande sociale est une exigence nationale, les Pm mettent en gras, dans leurs  déclarations respectives  de politique générale  le volet social qui apparaît toujours au premier plan afin de charmer les couches sociales les plus vulnérables. Un constat que partage l’opposition sénégalaise : «Les Sénégalais attendent encore qu’il y’ait rupture. On se rend compte qu’il n’y a pas un grand changement.

C’est une répétition. Je pense qu’ils sont dans la même dynamique qui va nous mener nulle part», a déclaré  le député Thierno Bocoum, en marge du discours de Mimi Touré, avant-hier devant le parlement.

Pour Mimi Touré, un programme à fort impact social est indispensable pour rétablir les inégalités sociales. «Nous comptons sur la période 2013-2017, pour donner encore plus d’impulsion aux programmes à fort impact social, pour apporter des réponses concrètes aux urgences sociales et aux besoins de protection des groupes les plus vulnérables», a annoncé Aminata Touré dans sa déclaration à l’Assemblée nationale.

L’octroi de bourses de sécurité familiale au profit des plus démunies des populations à raison de 100 mille Francs Cfa par an et par famille, le financement des projets des jeunes par l’injection de 28 milliards entre autres sont utilisés pour encore donner de l’espoir aux Sénégalais en souffrance.

Des orientations jugées mesquines et impertinentes par l’économiste Meïssa Babou. Selon lui, le meilleur moyen d’éradiquer la pauvreté est d’encourager la création d’entreprises privées par la réduction des tarifs fiscaux et la création de primes de motivation selon le taux d’embauchement des entrepreneurs.

L’ex-Pm, Abdoul Mbaye pour sa part avait choisi la même voie que son successeur. Seule, la manière  diffère  : «La baisse de la fiscalité sur les salaires à partir du  1er janvier 2013 ainsi que le relèvement de 7% à 10%  du taux des pensions de retraite versées par l’Ipres qui se traduiront par l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages et comme levier, la réorganisation des circuits de distribution», avait-il dit lors de sa Dpg le 10 septembre 2012, avant de rassurer que la politique de réduction du coût de la vie sera réalisée à court terme.

Bref, les mêmes sons de cloche retentissent toujours et les problèmes des Sénégalais restent insolubles. «Nos priorités seront centrées sur les jeunes et les femmes, acteurs du développement, force motrice des changements et cibles principales des politiques sociales, mais également sur le monde rural pour en faire un véritable centre d’impulsion de la croissance», disait-il. Cette assertion de M. Mbaye est suffisante pour mieux comprendre la connexité des deux Dpg.

Dans sa Dpg en juillet 2009, Souleymane Ndéné Ndiaye fait du sentimental en ces termes : «C’est le moment de parler des femmes, véritables piliers de notre société. A cet égard, je voudrais rappeler que l’Etat a déjà adopté une stratégie nationale pour l’égalité et l’équité de genre ainsi que des mesures relatives aux intérêts stratégiques et au statut de la femme. Le gouvernement veillera à leur mise en œuvre». Est-ce fait ? Avec le fameux programme «cash transfert», Ndéné Ndiaye s’est engagé à fournir une allocation fixe aux familles sénégalaises, pendant quelques mois à des enfants de familles défavorisées en vue d’améliorer leur état nutritionnel. L’entreprenariat féminin et le fonds d’impulsion de la microfinance ont constitué le levier sur lequel comptait s’appuyer le Pm sans succès.

Education

L’école sénégalaise connaît d’année en année une chute libre de sa courbe de performance. Ce secteur absorbe la plus grande part des budgets du Sénégal. Incohérence ou simulation de tentative de sauvetage par l’injection de centaines de milliards de francs Cfa dans ce circuit éducatif. Dans chaque Dpg, l’école refait surface. Mimi prévoit 200 nouvelles écoles et 6 mille salles de classe, 100 collèges de proximité, 15 lycées départementaux et 19 collèges franco arabe à l’horizon 2017. Encore une répétition au moment où le Plan décennal de l’éducation et de la formation (Pdef) a réussi à démultiplier les écoles sur le territoire national. En effet des acteurs de ce domaine à l’instar de Youssou Touré, de l’ex-Sg de l’Uden, Mamadou Diop Castro avancent que l’accès est la seule réussite du Programme décennal de l’éducation et de la formation (Pdef) et la gestion et la qualité, les deux autres axes de ce programme. Des établissements élémentaires et secondaires ne sont pas en déficit.

Par contre, la qualité de l’enseignement n’est pas au rendez-vous. Il fallait s’interroger sur la qualification des enseignants. Le langage est le même : «La quasi-totalité des enseignants n’ont pas leur place dans les établissements scolaires». L’éduca­tion  sénégalaise, le seul mobile du développement  du pays, promet un avenir incertain aux Sénégalais. Des sources officielles témoignent qu’entre 2000 et 2008, le réseau scolaire élémentaire s’est massifié avec la création de 2954 nouvelles écoles, avait souligné Souleymane Ndéné dans sa Dpg.

Le nombre de classe a été porté de 21730 à 38937. De 2003 à 2008, 368 collèges ont été édifiés. «Il nous faut aujourd’hui relever le défi d’un enseignement de qualité, à travers la formation des personnels à tous les niveaux, le respect de la norme de 900 heures annuelles d’enseignement et l’amélioration de l’environnement scolaire», ressassait Souleymane Ndéné Ndiaye. Pourtant jusqu’alors, l’école sénégalaise peine à sortir du gouffre. Sinon pourquoi  Mimi Touré parlerait elle des Assises de l’éducation prévues dans le premier semestre de 2014 sur toute l’étendue du territoire national. Dans le même ordre d’idée, elle a révélé dans son discours, le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence du secteur de l’éducation et de la formation (Paquet-Ef). L’école est en proie aux mêmes travers comme l’avait déclaré l’ex-Pm, Abdoul Mbaye qui n’a pas pu concrétiser ses engagements. Ou bien n’a-t-il pas eu le temps ?

Habitat

Le logement demeure un véritable casse-tête chez les populations sénégalaises. Pratiquement, tous les revenus des ménages sénégalais sont destinés au paiement de loyer. Une mesure draconienne est mise en œuvre par Aminata Touré pour soulager les ménages à faibles revenus par la viabilisation de plus de 7.500 parcelles et la construction de 3400 logements à Diamniadio. De plus 5000 logements sociaux sont prévus à Bambilor d’ici 2O17.

Écrit par Par Aliou KANE Stagiaire

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