PENURIE D’EAU A DAKAR Les libéraux parlent «d’homicide volontaire »

Doudou WadeLe Parti démocratique sénégalais (Pds) qui  s’est réuni en Comité Directeur (CD) hier, mercredi 18 septembre, a qualifié de la pénurie d’eau dans certains quartiers de Dakar et sa banlieue «d’homicide involontaire ou volontaire » pour « assoiffer le peuple sénégalais ». C’est Doudou Wade, porte-parole du jour, qui l’a annoncé à la permanence des Libéraux.

La pénurie d’eau notée dans la plupart des quartiers de Dakar et dans la banlieue, n’a pas laissé indifférent le  Parti démocratique sénégalais. Réunis hier, mercredi 18 septembre, en Comité Directeur (CD), les Libéraux ont qualifié cette situation   « d’homicide volontaire ou involontaire  par « l’assoiffement de nos populations ».

Le porte-parole du jour, Doudou Wade, n’a pas fait dans la dentelle en déclarant que « nous présentons les excuses du gouvernement et du Président Macky Sall. Les Sénégalais doivent comprendre que le gouvernement actuel est incompétent. Nous le faisons parce qu’il n’est pas capable de présenter ses excuses au peuple sénégalais».

Pour l’ancien président du groupe parlementaire de la 11ème législature, «le Président a le droit et les possibilités de mettre tout le monde en prison. Il a le droit de prendre des Sénégalais et d’en faire des prisonniers d’opinion. Il peut créer des prisonniers porteurs de chèques, mais il n’a pas le droit de faire un homicide involontaire ou volontaire  par l’assoiffemement de nos populations». Avant de poursuivre : «les Sénégalais ne peuvent   pardonner  que Macky  se permette  d’assoiffer le peuple.  C’est crime de vouloir assoiffer».

Pendant que les populations ont soif, précise-t-il,  le Président de l’Assemblée nationale avait un ravitaillement des sapeurs pompiers. La presse l’a confirmé»

Tout en exprimant leur désarroi total sur le problème des inondations et sa généralisation, l’ancien régime libéral souligne toutefois que l’argent collecté lors d’un élan de solidarité mené par la presse s’est «évanoui»

Le comité directeur s’est penché sur la deuxième mise en demeure de l’ancien ministre Karim Wade pour dire que le  «Sénégal  renoue avec les prisonniers politiques. Nous assistons à un brigandage d’Etat. Nous sommes pratiquement devant un Etat voyou». En ce qui concerne le nouvel attelage gouvernemental, les camarades d’Omar Sarr, actuel coordonateur de la formation libérale  déclarent : « nous n’attendons rien de la nomination de Mimi Touré comme Premier ministre.

Qu’est ce que ça change ? Sinon la féminisation du poste. D’ailleurs les changements qui sont intervenus à leur programme montrent que nous sommes devant un régime qui se cherche ». Pour étayer leur argumentaire, ils avancent que «nous en sommes en un troisième ministre de l’intérieur alors que la sécurité du pays se pose vu ce qui se passe au Mali. Nous n’étions plus en sécurité. Le pays n’est pas protégé».

Sur la situation économique du pays, les Libéraux se veulent d’emblée être clair : La stratégie nationale de développement économique et sociale qui a été préparée est un échec.  Les Libéraux accusent en effet le président de la République, Macky Sall, ainsi que son Premier ministre d’alors, Abdoul Mbaye, de n’avoir préparé aucun document pour pourvoir bénéficié des financements dont l’objectif était d’obtenir entre 5300  et 6000 milliards F Cfa.

«Cela veut dire  que le couple financier (le premier ministre et le ministre de l’Economie) que nous avions avait échoué. La rencontre  est renvoyée pour 2014 et éventuellement on peut la tenir qu’avant juin 2014. Par conséquent, le programme a connu un échec avant sa naissance. Le président le sait lui-même », a affirmé Doudou Wade.

Ibrahima Baldé Sudonline

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