Pénurie d'eau : baisse ou épuisement des réserves

Pénurie d'eau, baisse ou épuisement des réserves
Pénurie d'eau, baisse ou épuisement des réserves
Pénurie d’eau, baisse ou épuisement des réserves

D’après les informations issues des autorités qui gèrent la fourniture de l’eau courante au Sénégal, la coupure d’eau qui touche la capitale depuis le 12 septembre (nous sommes le 25) serait due à une fuite provenant de l’affaissement du tuyau qui l’achemine vers la capitale. Cette conduite souterraine longue de 300 km qui part du lac de Guiers à Keur Momar et atterrit à Dakar, aurait été endommagée.

Les travaux de réparation qui tirent en longueur font douter des explications qui ont été données. En effet, il est très peu probable que la remise en état d’un tuyau, aussi énorme soit-il, prenne autant de temps. On peut dire que c’est la première fois qu’une intervention de cette nature dure deux semaines.
Si l’on tient compte du fait que ce type de dommage n’est pas une nouveauté puisque plusieurs catastrophes de ce genre ont déjà frappé le réseau de fourniture d’eau et qu’il n’a jamais fallu plus de deux ou trois jours pour réparer la défaillance et revenir à la normale, on peut douter des éclaircissements qui ont été apportés.
C’est donc le lieu de se poser des questions quant aux véritables causes de la terrible et interminable pénurie d’eau que subissent les Dakarois. Il est possible de penser que l’incapacité de nos gouvernants soit pour beaucoup dans cette crise. On peut aussi légitimement croire que d’autres éléments sont dissimulés aux populations et qui sont les véritables causes du manque d’eau.
Parmi les pistes qui méritent d’être étudiées, il y a la pénurie d’eau provoquée par la baisse du niveau du lac de Guiers et des nappes souterraines qui permettent l’alimentation en eau potable de Dakar. On peut aussi pointer l’incapacité à satisfaire les besoins devant l’explosion démographique qui frappe la capitale Dakar qui s’est traduite par la hausse des branchements sous le régime de Abdoulaye Wade.
Concernant le lac de Guiers, l’installation de plus en plus de populations dans la zone pour fuir la sécheresse et le développement anarchique d’activités, la pollution des eaux, le pompage par des entreprises, la hausse du taux d’évaporation à cause du réchauffement climatique, l’infiltration, le transfert vers d’autres déversoirs, etc. sont autant de causes qui peuvent expliquer la pénurie actuelle. Sans oublier la vétusté des installations de pompage, de traitement et de transport.
A part les eaux de pluies et de ruissellement, le lac est aussi principalement approvisionné par les retenues d’eau du barrage de Diama. Là aussi un problème de maintenance de cet ouvrage se pose. Assiste t-on à une baisse du transfert d’eau du fleuve Sénégal vers le lac ?
On peut tout autant estimer que face à l’échec de Macky Sall dans la politique agricole, l’exode rural se soit renforcé encore plus cette année. Effectivement, des études montrent que la demande en eau potable des villes du Sénégal, Dakar en tête, augmente chaque année et a atteint un niveau élevé entre 2000 et 2012 à la suite de l’urbanisation accélérée et de la modernisation de la capitale imprimées au cours de cette période. Ce qui est la suite logique d’une politique hardie suivie par l’ex-régime pour mettre le Sénégal sur l’orbite de l’émergence.
Le régime actuel n’ayant pas le niveau de compétence nécessaire pour porter ce projet, une rupture se produit. En effet, il y a rupture mais dans le mauvais sens. Quand on sait qu’il n’y a pas une bonne vision et donc qu’aucune projection dans l’avenir n’est faite, effectivement des problèmes de pénurie d’eau, de délestages, de famine, de chômage à grande échelle vont émerger et rendre plus que difficile la vie des Sénégalais.
Ces questions d’eau et d’énergie sont trop importantes pour être traitées au jour le jour et en amateur. C’est une véritable approche avec des fondements idéologiques forts qui peuvent permettre de les solutionner.  L’eau et l’énergie sont les plus grands défis pour la survie de l’humanité dans ce siècle. Il s’agit d’une guerre d’un genre nouveau et les plus faibles en termes d’approche intellectuelle sont les plus grands perdants. Il ne s’agit pas seulement d’armes de guerre.
Sommes-nous devant le cas de figure où notre eau est pompée pour approvisionner d’autres lieux en en privant le Sénégal ? Cette crise de l’eau cache t-elle la poursuite de la guerre de déstabilisation du Sénégal menée par des concurrents comme c’est le cas avec l’Egypte et la Tunisie. Tout est possible. Aucune éventualité ne doit être écartée. Compte tenu de notre soumission face à la France et aux Etats-Unis, ces éventualités ne doivent pas être omises sans une étude pointue.
L’eau est une denrée rare et donc stratégique qui fait l’objet de grandes convoitises par tous les pays. Au sein de l’OMVS, il faut un leadership affirmé pour défendre nos intérêts. Avec l’absence évidente de courage au sommet de l’Etat, n’y a t-il pas affaiblissement et recul de nos positions au détriment des autres plus déterminés ? Su buki yabee gainde ci doxinn ba la (Si l’hyène toise le lion, c’est au vu de sa démarche). Pire, il paraît que le lion dort.
L’autre piste de réflexion est celle d’une querelle au niveau des responsabilités dans la prise en charge du problème entre les sociétés SDE et SONEES. Et Macky Sall et son gouvernement dans tout ça ? En train de somnoler aussi.
Sahnoun Ndiaye
Sahnoun Ndiaye photo contribution
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