Peut-on vraiment considérer Erdoğan comme un dictateur ?

Alors que les élections anticipées se tiendront le 24 juin prochain en Turquie, le président Recep Tayyip Erdoğan entend bien rester au pouvoir. Mais a-t-il fait pour autant de la Turquie une véritable dictature ?

Depuis son arrivée au pouvoir, Recep Tayyip Erdoğan est pour le moins controversé en raison de sa politique jugée en Occident comme autoritaire. Récemment, Le Point titrait même en couverture de son magazine: “Le Dictateur, jusqu’où ira Erdoğan ?”. Un choix de Une qui a fait polémique auprès d’une partie pro-Erdoğan de la communauté turque de France, qui a retiré des affiches de l’hebdomadaire.

Mais peut-on pour autant employer le terme de “dictature” pour évoquer la situation en Turquie ? Les prochaines élections générales (présidentielle et législatives) ont été anticipées – une décision d’Erdoğan – au 24 juin prochain pour éviter que le président sortant ne baisse dans les sondages. Jean Marcou, professeur à Sciences Po Grenoble et spécialiste de la Turquie, revient sur le contexte politique turc et son régime de plus en plus répressif.

Le Point a récemment illustré sa couverture avec une photographie d’Erdoğan, titrée : “Le dictateur”. Peut-on effectivement considérer le régime d’Erdoğan comme une dictature ?

Jean Marcou – S’il s’agit de faire prendre conscience à l’opinion que le régime d’Erdoğan est désormais un régime franchement autoritaire où la liberté d’expression se réduit de jour en jour, l’entreprise est incontestablement réussie. S’il s’agit de rendre compte de ce régime et d’en comprendre la nature et les rouages, la terminologie employée est probablement un peu réductrice.

Quels éléments permettent de justifier ce propos ?

Tous les éléments qui montrent à la fois une montée en force de l’autoritarisme et une tendance marquée au pouvoir personnel. L’autoritarisme s’exprime désormais en Turquie de façon permanente. Par exemple, l’immunité parlementaire a été supprimée, ce qui permet d’emprisonner facilement des parlementaires d’opposition. Avec le récent rachat du groupe médiatique Doğan, il n’existe plus vraiment de média mainstream d’opposition. La presse, depuis maintenant plusieurs années, est fortement intimidée par le pouvoir (peur de poursuites judiciaires, y compris pénales). Une simple pétition demandant la reprise du processus de paix avec les Kurdes amène des universitaires à être licenciés, voire condamnés à des peines de prison. L’indépendance de la justice a été considérablement réduite par une suite de remaniements des instances judiciaires les plus importantes. Des purges très importantes ont été conduites dans des secteurs clés de l’appareil d’État, sans discontinuer depuis quatre ans. Le pays semble installé dans l’état d’urgence et la législation d’exception, alors même que les vagues d’attentats terroristes des années 2015-2017 ont cessé, et que la tentative de coup d’État de juillet 2016 a été neutralisée…

On note par ailleurs une tendance à la concentration du pouvoir. Depuis la première élection présidentielle au suffrage universel en 2014, le régime s’est “présidentialisé” et cette tendance a été consacrée par le référendum de révision constitutionnelle d’avril 2017, qui visait à instaurer un régime présidentiel autoritaire. Si Erdoğan et son parti, l’AKP, l’emportent le 24 juin, le Premier ministre et le gouvernement disparaîtront, tout l’exécutif sera ainsi concentré autour de la personne présidentielle. On observe d’ailleurs une forte tendance à la personnalisation du pouvoir. Le président contrôle étroitement le parti au pouvoir qu’il a épuré de ses deux premières générations de cadres. Il engage en outre systématiquement des poursuites judiciaires “pour insulte” contre ceux (responsables politiques, journalistes, artistes ou simples citoyens) qui le critiquent un peu trop vertement.

Reste-t-il toutefois des espaces de liberté dans ce paysage inquiétant ? Il y aura quand même des élections le 24 juin prochain, et peut-être le 8 juillet, s’il y a un deuxième tour à la présidentielle. Les partis d’opposition siègent toujours au parlement, y compris le parti kurde HDP, dont une dizaine de députés sont néanmoins en prison. Concernant les élections, il faut préciser que, même s’il y a une culture électorale dans ce pays depuis le milieu du vingtième siècle, le gouvernement détient désormais la plupart des rouages de communication traditionnels, qu’Internet est malgré tout surveillé et que des fraudes ont été relevées lors du référendum de 2017, ce qui est une nouveauté.

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En dehors de l’existence de partis et d’élections, on doit relever que la société civile reste active, disposant de syndicats influents, d’association féministes mobilisées, et d’organisations de défense de l’environnement nombreuses. Au cours des dernières années, ce sont souvent sur des problèmes de terrain que les gens ont pu se mobiliser, et parfois faire reculer le gouvernement.

À quel moment la politique d’Erdoğan a-t-elle basculé vers un régime autoritaire ?

C’est indiscutablement en 2011 que ce basculement s’est produit. Cette année-là, au printemps, deux journalistes d’investigation réputés (Ahmet Şık et Nedim Şener) ont été emprisonnés à la surprise générale. Pendant l’été 2011, Recep Tayyip Erdoğan a pris définitivement le contrôle du Conseil militaire suprême (YAŞ), qui gère la carrière des militaires et nomme les membres de l’état-major notamment. Enfin, en décembre, le gouvernement de l’AKP a, pour la première fois, clairement pris le parti de l’État et défendu l’armée, dans la gestion de la question kurde, lors du drame d’Uludere, au cours duquel plus d’une trentaine de villageois ont péri, suite à des frappes aériennes sur la frontière.

Comment la politique d’Erdoğan est-elle perçue en Turquie ?

En dépit de cette rigidification, la politique d’Erdoğan a des soutiens forts en Turquie ; bien sûr dans les zones rurales, mais aussi chez les néo-urbains [et avant d’être président, Erdoğan a été maire d’Istanbul, ndlr.], qui ont été les grands bénéficiaires, sur le plan économique et social, de la politique du régime. Il ne faut pas oublier que la Turquie est aujourd’hui un pays, dont plus de 70% de la population vit dans des villes, et qui possède en particulier dix-sept métropoles (villes d’au moins 700 000 habitants). Ce sont ces populations encore sous l’influence de sentiments religieux conservateurs, mais bénéficiaires du développement économique qu’a connu le pays au cours des deux dernières décennies, qui ont été les meilleurs soutiens de l’AKP, jusqu’à présent.

Est-ce un reflet de la société turque ?

La société turque a toujours été assez conservatrice. Depuis que des élections se déroulent en Turquie, à peu près librement et régulièrement, c’est-à-dire depuis le milieu du vingtième siècle, ce sont le plus souvent des partis de centre droit conservateurs qui ont été au pouvoir. L’AKP a récupéré ce fonds de commerce traditionnel, en le mêlant à la dynamique de la mouvance islamiste dont Erdoğan est issu. Toutefois, au cours de ces dernières années, et particulièrement depuis la rupture du processus de paix avec les Kurdes, on observe que l’AKP cherche à tirer parti des tendances – voire des dérives – les plus nationalistes de la société turque. À cet égard, l’alliance, que le parti au pouvoir a passée pour les prochaines élections avec le MHP (parti du mouvement nationaliste) et le petit parti islamo-nationaliste (BBP), est révélatrice. Au-delà des échéances électorales, elle incarne une tendance forte du régime que l’on observe au niveau intérieur (usage de la répression contre la cause kurde, rhétorique turquiste ou néo-ottomaniste…), mais aussi au niveau extérieur (multiplication des interventions militaires en Syrie, critique à l’égard des alliés occidentaux…).

Des militants turcs ont arraché certaines des affiches de la Une du Point. Est-ce un véritable soutien à Erdoğan ou un geste avant tout patriotique ?

Il s’agit d’abord d’une manifestation de soutien des partisans du président turc, mais il ne faut pas oublier que l’influence d’Erdoğan dans la diaspora turque en Europe est importante, plus importante que sur les Turcs dans leur ensemble, en Turquie. En France, 65% des Turcs ont voté “oui”, lors du référendum de 2017 (51,4% sur l’ensemble de la Turquie). À la différence de ses prédécesseurs, Erdoğan parle aux membres de la diaspora, lorsqu’il vient en Europe, et il s’est plusieurs fois signalé en engageant des polémiques les concernant, avec les gouvernements européens, notamment sur les thèmes de l’intégration ou de l’assimilation. Le président turc s’est ainsi employé à faire prendre conscience aux immigrés qu’ils constituent une force et que leurs pays d’accueil ne les traitent pas toujours, selon lui, équitablement. Dès lors, si la Une du Point a fait réagir les partisans d’Erdoğan initialement, cette réaction partisane avait aussi des visées beaucoup plus larges, afin de mobiliser l’ensemble d’une diaspora, prompte à sentir parfois ostracisée ou caricaturée.

Emmanuel Macron a déclaré qu’il était “inacceptable” que ces affiches soient retirées “au motif qu’elles déplaisent aux ennemis de la liberté”. Erdoğan est-il un “ennemi de la liberté” ?

Je ne sais pas si véritablement le débat est en l’occurrence aussi large et ambitieux. Je pense qu’Emmanuel Macron a surtout voulu faire comprendre au président turc que les dérives et les manoeuvres systématiques d’intimidation qui ont entamé la liberté d’expression et la liberté de la presse en Turquie, ces dernières années, n’ont pas leur place en France. Même en ce qui concerne les sujets turcs, et même au sein de la diaspora turque.

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Le parti AKP du président Erdoğan jouit-il toujours de la même popularité ?

Il est important d’observer que cette popularité s’est réduite au cours des dernières années. Le référendum de 2007 avait été approuvé par 69% des Turcs, ils n’étaient plus que 58% à dire “oui”, en 2010. En 2014, Recep Tayyip Erdoğan a été élu, au premier tour, avec 51,7%, et le “oui” l’a emporté avec 51,4%, au référendum de 2017, non sans qu’entre-temps l’AKP ait, en 2015, perdu sa majorité absolue au parlement, et qu’il ait dû recourir à des élections anticipées pour la retrouver. Donc, si l’AKP jouit d’une audience certaine, le pays est de plus en plus polarisé, les choix politiques d’Erdoğan étant d’ailleurs de plus en plus “clivants” (reprise actuellement du réaménagement de la place Taksim qui avait provoqué les événements de Gezi en 2013, interventions militaires en Syrie depuis 2016, etc…)

Quels ont été les traces laissées par “le putsch manqué” de 2016 ?

Elles sont importantes. La tentative de coup d’État a, en fait, légitimé un autoritarisme qui avait commencé à se manifester antérieurement, depuis le tournant de 2011, dont nous parlions. Ce coup a été le point d’orgue d’une série de rigidifications : répression des événements de Gezi et premières purges contre le mouvement de Fethullah Gülen en 2013 [prédicateur ancien allié d’Erdogan, fondateur notamment d’un réseau d’écoles, il est accusé par le régime d’avoir organisé la tentative de coup d’Etat de juillet 2016. Il vit en exile aux Etats-Unis, ndlr.] ; renforcement du pouvoir présidentiel après la première élection au suffrage universel direct en 2014 ; fin du processus de paix avec les Kurdes et déclenchement de l’état d’urgence consécutivement au début des vagues d’attentats islamistes en 2015. Dès lors que l’État est apparu ouvertement menacé par un putsch, le gouvernement a pu lancer des purges sans précédents et “routiniser” des atteintes de plus en plus graves à l’État de droit.

Comment s’annonce le scrutin présidentiel du 24 juin ?

La situation est nouvelle et particulière. Contrairement à la France où les élections législatives se tiennent après une élection présidentielle au suffrage universel, en Turquie, les deux scrutins se tiendront, en même temps, le 24 juin. Mais les législatives sont à un tour, alors que les présidentielles peuvent en avoir deux. Cette configuration peut laisser place à plusieurs scénarios. Recep Tayyip Erdoğan et l’AKP peuvent bien sûr tout gagner, dès le 24 juin. Mais si ce n’est pas le cas, Erdoğan pourrait avoir à cohabiter avec une assemblée dans laquelle l’AKP n’aurait pas de majorité absolue, comme en juin 2015 ; ce qui risquerait de conduire, comme en novembre 2015, à des législatives anticipées. Car on voit mal Erdoğan gouverner sans l’appui de l’Assemblée.

Est-il réellement possible qu’Erdoğan ne soit pas réélu ?

Si on parle de la présidentielle, Erdoğan sera difficile à battre in fine. Toutefois, à la différence de 2014, où il n’y avait que trois candidats et où Erdoğan l’avait emporté dès le premier tour (avec une majorité étroite), il y a cette fois six candidats, ce qui peut provoquer une dispersion des voix et gêner une élection au premier tour. Une élection qui ne serait acquise qu’au second tour serait, quoi qu’il en soit, un revers pour le président sortant. De surcroît, il faut rappeler que les Turcs n’ont pas l’habitude de voter pour un second tour, ce qui peut réserver des surprises.

Aux législatives, l’enjeu sera pour l’AKP de conserver sa majorité absolue. Pour cela, Erdoğan a formé “l’Alliance populaire”, avec deux partis d’extrême droite (MHP, BBP). Mais le résultat n’est pas joué, du fait de la forte polarisation que connaît désormais le pays. En face, le problème de l’opposition est surtout qu’elle est hétérogène et dispersée. Elle tente de se rassembler dans une “Alliance nationale”, qui allie les kémalistes du CHP, le İyi Parti (le Bon Parti), les islamistes du SP (Parti de la Félicité) et un parti historique marginal de centre droit (le parti démocrate). Mais cette alliance exclut les Kurdes du HDP qui constituent une force non négligeable, sans laquelle il ne sera pas possible de réduire l’influence de l’AKP.

Le contexte économique nouveau, avec la chute spectaculaire de la livre turque des derniers mois et les hausses de prix, ressenties actuellement pendant les fêtes de Ramadan, peut aussi gêner la réélection de l’AKP. Erdoğan dénonce certes un complot de l’étranger et des marchés financiers. Mais il faut se souvenir aussi que la première raison expliquant ses succès électoraux et vérifiée par les instituts de sondages, a toujours été d’ordre économique, beaucoup plus que d’ordre politique ou religieux.

En cas de réélection, à quoi peut-on s’attendre de la part d’Erdoğan?

On peut s’attendre d’abord à la mise en application définitive de la révision constitutionnelle de 2017, c’est-à-dire à l’installation du régime présidentiel autoritaire que Recep Tayyip Erdoğan a commencé à construire ces derniers mois, en centralisant autour de sa personne les institutions exécutives (administrations centrales, direction des affaires religieuses, services de renseignement, direction des industries de l’armement…). Le premier ministre disparaitra et le pouvoir judiciaire sera encore tenu en main plus étroitement. On peut penser ensuite qu’il y aura un renforcement de l’autoritarisme dans tous les secteurs de la société: presse et médias, société civile, culture…

Propos recueillis par Guillaume Narduzzi

Le navire de l’ONG française SOS-Méditerranée, le 6 mai 2018 (© AFP PHOTO / LOUISA GOULIAMAKI)
monde

L’Italie refuse qu’un navire humanitaire avec 600 migrants accoste dans l’un de ses ports

11/06/18 10h46
Par
Service Actu

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Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a indiqué, dimanche 10 juin, qu’il ne souhaitait pas que l’”Aquarius”, un navire de l’ONG française SOS-Méditerranée, accoste dans un port de la péninsule.

Le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a affirmé dimanche 10 juin que l’Aquarius (le navire de l’ONG humanitaire française SOS-Méditerranée) qui était en route vers le port sicilien de Messine  ne serait pas autorisé à accoster en Italie. Près de 629 migrants dont 123 mineurs et 7 femmes enceintes ont été récupérés par le bateau au large de la Libye avant de transiter par les eaux maltaises.

Dans une lettre adressée aux autorités maltaises, le ministre d’extrême droite affirme que le port de La Valette est “plus sûr” pour y débarquer ces passagers. Et indique qu’en cas de refus de Malte, le navire ne sera pas autoriser à accoster en Italie. “Le sauvetage des quelque 629 migrants est intervenu dans la zone de recherche libyenne et a été coordonné par le centre de secours à Rome”, a alors répondu un porte-parole du gouvernement maltais. “Malte n’est pas l’autorité qui coordonne le dossier et n’en a pas la compétence”, a-t-il ajouté. Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, a accusé l’Italie de violer ici le droit international. Comme le souligne Le Monde, les ports ne sont pas sous la coupe du ministre de l’Intérieur. Le maire de Naples, Luigi de Magistris, a lui annoncé que le bateau serait le bienvenue dans sa ville si besoin.

Pour les migrants, “la belle vie est terminée”

“Si un ministre sans cœur laisse des femmes enceintes, des enfants, des personnes âgées, des êtres humains mourir en mer, le port de Naples est prêt à les accueillir. Nous sommes humains, avec un grand cœur. Naples est prête, sans argent, à sauver des vies”, a-t-il alors déclaré.

Matteo Salvini, qui proclamé il y a peu que, pour les migrants, “la belle vie est terminée”, semble camper ici sur ses positions. “Nous ne passerons par l’été à regarder sans rien faire”, a-t-il indiqué samedi, comme le rapporte Libération, avant d’ajouter : “Avec nous, la musique va changer”. Le ministre de l’Intérieur s’est montré quelque peu menaçant vis-à-vis des ONG humanitaires. “On est en train de les scanner une par une”. Et enfin, dimanche soir, dans un message Facebook il a martelé : “Malte n’accueille personne, la France repousse les migrants à sa frontière, l’Espagne défend ses frontières avec les armes. En somme en Europe, tout le monde s’occupe de ses affaires. A partir d’aujourd’hui, l’Italie commence à dire non au trafic d’êtres humains, non au business de l’immigration clandestine.”

L’opposition italienne a dénoncé “une violation du droit international, du droit de la mer et des normes humanitaires les plus élémentaires” de la part du ministre de l’Intérieur.

Le bateau “en stand-by”

Dans la nuit de dimanche à lundi, SOS méditerranée a indiqué via Twitter : “L’Aquarius a reçu l’instruction du Centre de coordination des secours maritimes italien (IMRCC) de rester en stand-by à sa position actuelle, soit 35 miles nautiques de l’Italie et 27 miles nautiques de Malte”.

De son côté, le Premier ministre italien, Giuesppe Conte a finalement annoncé que deux patrouilleurs avec des médecins avaient été envoyés dans la zone, “prêts à intervenir et à protéger la santé de toute personne à bord de l’Aquarius qui pourrait en avoir besoin”.

Lundi après-midi, le nouveau premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé que son pays accueillerait le bateau. “Il est de notre obligation d’aider à éviter une catastrophe humanitaire et d’offrir un ‘port sûr’ à ces personnes“, indique un communiqué de la présidence du gouvernement, précisant que le port de Valence a été choisi comme destination de l’Aquarius.

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