Plusieurs écoles de la banlieue toujours inondées : La rentrée à l’eau

Grand Yoff InondationPrévue demain, l’ouverture des classes pour les élèves est déjà compromise dans la banlieue de Dakar avec les inondations, qui ont fini de submerger des écoles. Il est 8 heures du matin, lorsque nous arrivions au Groupe scolaire Ecole 08. Les lieux sont déserts. C’est un calme plat qui y règne. A part deux enseignants et le vigile, il n’y a personne. La cour de l’école est à moitié inondée en plus de 4 salles de classe, complètement englouties par les eaux de pluie.

Dans ces mêmes salles, crapauds et moustiques dictent leur loi, le tout dans une odeur nauséabonde.Les enseignants interrogés expriment leurs craintes sur l’effectivité de la rentrée des classes. «On est dans l’eau. L’école est inondée.

Les conditions ne sont pas réunies pour le démarrage des cours le 9 octobre», a fait remarquer Pape Samba Ndao, enseignant au Groupe scolaire Ecole 08. Avant de dénoncer le comportement des riverains qui déversent les eaux de leur quartier dans leur école.

Au niveau de l’Ief de Thiaroye, la situation est aussi critique. Il y a 8 écoles inondées en plus du siège de l’Inspection de l’éducation et de la formation, complètement engloutie par les eaux, avec ses 9 bureaux. C’est quasiment le même décor au niveau de l’école élémentaire les «Martyrs» qui, en plus d’une salle inondée, dispose de 4 salles de classe, qui menacent ruine. Au niveau de l’inspection de Thiaroye également inondée, c’est un arbre qui sert de bureau aux responsables.

De quoi irriter Sellé Ndiaye, inspecteur de l’Ief de Thiaroye : «Nous avons adressé des correspondances à toutes les autorités de ce pays dont le préfet, le gouverneur et les autorités du ministère de l’Education, concernant la situation de l’Inspection et des écoles. Mais nous n’avons reçu aucune réaction de l’Etat. Actuellement, c’est sous cet arbre qu’on reçoit les gens.

Les 9 bureaux que comptent l’inspection sont inondés.»Par contre certaines établissements publics, comme le Groupe scolaire Salif Ndongo, avec ses 2 écoles élémentaires, sont occupés par des familles sinistrées au nombre de 128. Interrogés, les responsables de l’établissement étalent leurs craintes quant au mutisme des autorités municipales et étatiques.

«Nous avons des craintes à 48 heures de l’ouverture avec ces sinistrés qui occupent les salles de classe. Nous interpellons le maire et les autorités préfectorales pour qu’ils puissent régler le problème», plaide Moda Gaye, directeur de l’école Salif Ndongo.

latifmansaray@lequotidien.sn

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