POUR LE RETRAIT DU DECRET DE NANTISSEMENT Le Sytjust maintient la pression sur l'Etat

Le bureau exécutif  du Syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust) a mis en exécution, hier lundi 22 juillet son 3ème plan d’action  après l’échec des négociations avec l’Etat. Il a décrété 48 heures de grève sur toute l’étendue du territoire national  pour exiger le retrait du projet de décret portant diminution du taux de nantissement. Palais de Justice de Dakar

Les greffiers refusent  de signer et de délivrer des décisions de justice pour 48 heures. Ils ont croisés les bras depuis, hier lundi 22 juillet, dans le cadre du déroulement de leur 3ème plan d’action. Selon  Me Abdoulaye Tall, chargé des revendications du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust), interrogé par nos confrère de la radio Sud Fm, sur certains points de la plate forme, un consensus a été trouvé tandis que pour d’autres le gouvernement campe sur sa position. «Sur la plate forme nous nous sommes entendus avec le gouvernement sur certains points à la suite de nos propositions sur le régime indemnitaire, c’est-à-dire l’indemnité de participation à la judicature et sa généralisation sous forme de prime et l’indemnité de logement et sur le point relatif à la suppression du greffier  ad hoc», indique-t-il.

Et de poursuivre, «concernant le décret  portant la diminution du taux de nantissement, nous avons demandé le retrait pur et simple de cet acte dans la mesure où nous ne  pouvons pas concevoir que l’Etat invoque des circonstances de faite pour violer manifestement son propre droit. On ne peut pas accepter des circonstances économiques pour remettre en questions des droits acquis. Je précise au passage que les intérêts des travailleurs de la justice comme le prétendent les autorités ne sont pas des intérêts particuliers. Il s’agit des intérêts de toute une collectivité professionnelle, de plusieurs corporations.

C’est la raison pour laquelle les sénégalais eux même doivent s’inquiéter quand l’Etat viole leurs droits pour le justifier par l’intérêt des investisseurs et ces derniers deviennent à la limite des envahisseurs». Pis, Me Abdoulaye Tall pense que l’Etat n’a pas manifesté sa volonté de leur donner une réponse concrète sur le retrait du décret en question. «Notre souhait est de voir ce décret retiré. A défaut même de retirer ce décret, nous avons déposé sur la table la suspension de l’application du décret. Et pour toutes ces deux demandes l’Etat n’est pas en mesure de nous donner une réponse satisfaisante. C’est la raison pour laquelle après avoir consulté la base qui se désole du comportement de l’Etat, nous avons déroulé ce 3ème  plan d’action», affirme-t-il.
Un manque à gagner de 41,85%

Pour atteindre leurs  objectifs, Me Abdoulaye Tall et ses camarades se disent prêts à sacrifier leur vie. «Nous avons précisé depuis le début de notre combat que la lutte contre ce décret est une question juridique. Il peut y avoir deux choses: soit accepter l’application de ce décret, soit  nous tous, travailleurs de la justice, allons frôler l’humiliation à travers  des exclusions par nos bailleurs et également des emprisonnements pour certains qui n’auront pas à s’acquitter de leur obligation de dettes. Donc on est prêt quitte à se sacrifier pour réussir ce combat.

C’est une question de survie, il s’agit de se battre et nous allons le faire», prévient-il. Interpellé sur le manque à gagner avec l’application de ce décret, Me Abdoulaye Tall laisse entendre: «le  manque à gagner est énorme. Nous avons commandité des audits auprès d’un cabinet pour évaluer ce manque à gagner. Après l’étude, le cabinet nous a déduit comme conclusion que le  manque à gagner s’élèverait à 41,85%». Pour rappel le Syndicat des Travailleurs de la Justice (Sytjust) avait  déposé un préavis de grève, le 22 mai 2013, pour une période d’une (01) année. A ce titre deux plans d’action ont été déroulés auparavant.

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