Pourquoi n’honorerions-nous pas nos « Diambars » de leur vivant?

Il est des Sénégalais qui, de par leur distinction dans leur domaine, méritent largement la reconnaissance de la nation sénégalaise  de leur vivant et l’assistance de celle-ci, en cas de vulnérabilité et de précarité.

Le décès de Jules François Bocandé et les conditions dans lesquelles il a vécu ses derniers instants méritent réflexion.

Quoi qu’on en dise, l’action de notre gouvernement et de nos collectivités locales pourrait cultiver le civisme et le patriotisme chez les jeunes dans les écoles, les centres sportifs, les quartiers, les villes et les régions du Sénégal, en reconnaissant l’excellence dans tous les domaines d’activité. Pour sûr, ceci stimulerait les gestes civiques, puis orienterait les populations à mieux se positionner pour des actes de développement susceptibles de nous conduire vers l’exception que nous avons de tout temps symbolisée en Afrique.

Notre nation doit-elle cesser le culte de la médiocrité et revenir à nos valeurs culturelles de bonne gouvernance, de « Jom* », de « Kersa* », d’enracinement et d’ouverture* ?

Reconnaissons à nos icones leur valeur de leur vivant !

Les Sénégalais qui se seront distingués par leur civisme, leur patriotisme et leurs élégantes actions dans leur domaine, devraient être reconnus et décorés devant la nation afin que les jeunes puissent s’en inspirer. Veillons à prendre en charge leurs soins médicaux au lieu de leur offrir des obsèques de haut rang. Assurons-leur une retraite digne et paisible, et nous n’aurons pas à rapatrier leur dépouille.

Il est vrai que nous savons tous que nos enfants copient les faits et gestes posés par leurs parents ou leurs proches dans la vie de tous les jours, alors cessons de leur montrer des contre-exemples et promouvons l’excellence pour un Sénégal remarquable et remarqué, respectueux de nos propres valeurs. Éduquons notre jeunesse afin d’en faire des monuments.

Par opposition, la perte des valeurs, la décadence du patriotisme, la culture du « grawoul* » disparaîtraient si jamais les médias arrêtaient la diffusion d’actes inciviques, antidémocratiques et antipatriotiques avérés. Nous nous devons de cesser la promotion du culte de la médiocrité et du chantage qui corrompt notre intégrité.

Que leurs pays les reconnaissent!

Par ailleurs, nous nous arrêterons sur un fait que les Africains en général trouvent tout à fait normal et qu’une infime partie dénonce sans aucun résultat.  Nous n’avons rien contre nos ex-colonisateurs, mais leurs noms sur les plus grandes avenues de nos villes se portent en faux avec notre souveraineté.

On ne verra jamais le nom d’un illustre africain sur la pancarte d’un boulevard en France, en Belgique, en Hollande ou dans n’importe quelle capitale occidentale. Pourquoi les leurs demeurent-ils encore sur les nôtres un demi-siècle après les indépendances? Nous en appelons à la lucidité de nos gouvernements; l’esclavage est aboli, servons nos peuples d’abord, c’est un impératif.

Des sénégalais  qui se sont fait un prénom comme El Hadji Djily Mbaye, El Hadji Babacar Kébé Ndiouga, Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, Jules François Bocandé, Me Alioune Badara Hanne, Bathie Ngoye Thiam, Me Jacques Sow, Amy Mbacké Thiam, Souleymane Ba Diallo, Yaye Amy Seck, El Hadji Amadou Dia Ba, El Moktar Diop, El Hadji Ousseynou Diouf, Mamadou Aly Ndiaye, Djibril Diop Mambéti, Moussa Sène Absa, Idrissa Diop, Alioune Badara Thiam Akon, Jacqueline lemoine, Chekh Tidiane Diop Daaray Kocc, Youssou Ndour, Ibrahima Ndiaye Maame yakhi laalo, Ndiaga Mbaye, Oumar Seck, Khar Mbaye Madiaga … et bien d’autres encore, la liste est loin d’être exhaustive, devraient voir des avenues, des boulevards, des rues, des stades, des places, des écoles ou des centres de formation porter leur nom. Chaque Sénégalais pourrait en rajouter encore et encore, et dans tous les secteurs.

Pourquoi nos dirigeants traînent–ils les pieds ?

Mesdames, Messieurs, à vos marques !

Fabienne Fatou Diop

fabydiop1@hotmail.com

Sunuker.com

*jom : amour-propre

*kersa : déférence, pudeur

*enracinement et ouverture, tel notre emblème national le Baobab, rester enraciné dans nos valeurs et ouvert à la nouveauté utile et non aliénante.

*grawoul : ce n’est pas grave.

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