Pourquoi Obama ne dit pas «islam radical», «islamiste» ou «djihadiste»

U.S. President Barack Obama speaks during a joint news conference with German Chancellor Angela Merkel following their meeting at the White House in WashingtonLe choix de vocabulaire correspond à des choix politiques.
Dans son discours du 13 janvier à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Manuel Valls avait déclaré: «Il faut toujours dire les choses clairement: oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l’islamisme radical.»
Aux Etats-Unis, le président américain dit les choses autrement: pour parler des attentats contre Charlie Hebdo et Hyper Cacher, Barack Obama et son secrétaire d’Etat John Kerry parlent d’extrémisme violent et de terrorisme, mais pas de djihadisme, ni d’islamisme ou d’islam radical.

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Le 13 janvier, une journaliste de la radio NPR avait demandé au porte-parole de la Maison Blanche pourquoi le président avait fait ce choix sémantique. Josh Earnest avait répondu:
«Ces individus sont des terroristes. Ils ont essayé d’invoquer leur interprétation pervertie et déformée de l’islam pour tenter de justifier leurs actes.»
La position défendue à plusieurs reprises par la Maison Blanche est que les terroristes utilisent la religion dans leur justification de la violence, mais que, comme il s’agit d’une vision déformée de la religion, ce serait tomber dans leur piège que de lier ces actes à la religion en parlant d’islamisme, de djihadisme ou d’islam radical.
Josh Earnest a résumé:
«Nous ne voulons pas être dans une situation où nous donnons de la légitimité à leur justification illégitime de cette violence.»
En 2010, l’actuel président de la CIA John Brennan tenait des propos similaires:
«Nous ne décrivons pas nos ennemis comme des djihadistes ou des islamistes car le djihad est un combat sacré, un principe légitime de l’islam, qui signifie se purifier ou purifier sa communauté, et il n’y a rien de sacré ou de légitime dans le fait de tuer des hommes, femmes et enfants innocents.»
Lors de son discours sur l’état de l’Union le 20 (…)

Par Slate.fr

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