Présidence de la Commission de l’Union africaine : Ce qui a fait couler BATHILY

Présidence de la Commission de l’Union africaine : Ce qui a fait couler BATHILY

L’élection du président de la Commission de l’Union africaine a vécu. Elle a mis aux prises, hier à Addis-Abeba en Ethiopie, cinq candidats, lors du 28ème sommet de l’Union africaine. A l’arrivée, le Tchadien Moussa Faki Mahamat a été élu par 39 suffrages sur 54.

Abdoulaye BATHILY dont la candidature a été portée par le Sénégal et la CEDEAO ne s’est même pas qualifié au deuxième tour.  Une cuisante défaite pour le professeur qui renseigne sur les carences de la diplomatie sénégalaise.

En novembre dernier, le site du journal Le Monde avait presque prédit la défaite de la diplomatie sénégalaise lors de l’élection du successeur de Nkosazana Dlamini-Zuma. Le média français avait estimé que Abdoulaye Bathily pâtissait des positions maladroites de son chef d’Etat.

En effet, Macky Sall a plaidé, lors du 27e sommet de l’Ua à Kigali, en juillet dernier, en faveur d’une exclusion de la République arabe Sahraouie démocratique (Rasd). Le président sénégalais avait conduit le groupe de 28 Etats ayant signé une motion pour «réclamer la suspension des activités de la Rasd» au sein de l’Union africaine.

Cette position de Macky Sall n’a même pas prospéré dans la mesure où le Maroc a effectué son retour au sein de l’organisation sans poser comme préalable l’exclusion de la Rasd. Et aucun pays francophone de la zone Sahel n’avait pris le risque de soutenir cette initiative qui reviendrait à trahir l’Algérie.

Pour Alger, la candidature d’Abdoulaye Bathily, adoubé par le chef d’Etat sénégalais, Macky Sall, était perçue comme un montage et un cheval de Troie du Maroc. Si le président tchadien a fini par présenter l’un de ses proches à la dernière minute, c’est, selon plusieurs sources du journal français, sur pression de l’Algérie, une puissance africaine redoutée dans le Sahel en raison de la lutte contre les groupes jihadistes.

Et de son côté, le président du Niger Mahamadou Issoufou était confronté à un dilemme: soutenir Abdoulaye Bathily, un ami de longue date ou privilégier son voisin et sauveur, le Tchadien Idriss Déby Itno qui a ses hauts faits d’armes dans la lutte contre le terrorisme.

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