PRESIDENTIELLE AU MALI: Osiwa plaide pour le report

L’Open society initiative for west africa(Osiwa) a appelé à un report de la présidentielle au Mali. Dans un rapport rendu public le lundi 8 juillet dernier par son programme gouvernance politique, l’ong a indiqué que les conditions de la tenue d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies au Mali et qu’il serait même illusoire d’espérer la mise en place d’autorités politiques légitimes de conduire le processus de recherche de solutions aux défis actuels du Mali.palais_mali

“Il est capital que les autorités maliennes examinent de près le calendrier qu’elles ont adopté, afin de voir s’il laissera suffisamment de temps pour s’assurer que les élections contribueront bien à favoriser la stabilité et la réconciliation nationale». C’est par cette remarque du secrétaire général des nations unies aux autorités maliennes dans un rapport de l’Onu, rendu public le 10 juin 2013 sur la situation au Mali, que l’Open society initiative for west africa(Osiwa) est monté au créneau à son tour, pour plaider le report de la prochaine présidentielle prévue pour le 28 juillet prochaine.

Pour cause, Osiwa note que le pays de Modibo Diarra «ne réunit pas aujourd’hui toutes les conditions pour la tenue d’une libre et transparente élection. Et dont les résultats seraient acceptés par tous les acteurs engagés dans le processus ». Mieux, cette organisation non gouvernementale basée à Dakar, indique que la tenue de cette échéance à la date du 28 juillet prochaine pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la stabilité de ce pays. «Il serait, en effet, illusoire d’espérer la mise en place d’autorités politiques légitimes, mieux à même de conduire le processus de recherche de solutions aux défis actuels du Mali, si les résultats des élections devraient souffrir de contestations tous azimuts», note Osiwa dans ce document.

Dans ce document, l’Ong note plusieurs disfonctionnements qui constitueraient, selon elle, une menace potentielle à la crédibilité du processus électoral. Il s’agit, entre autres, du retard dans la mise à la disposition des organes en charge de la gestion du processus électoral de moyens financiers et humains nécessaires à une bonne organisation du scrutin. Du délai très court dont dispose les acteurs en charge du processus électoral pour la distribution de près de 7 millions de cartes d’électeurs en moins d’un mois sur un territoire aussi vaste.

Et de la problématique de la liste électorale, utilisée pour l’impression des cartes d’électeurs. Pour Osiwa, cette dernière dressée dans le cadre d’un recensement à vocation d’état civil et non électorale. Ce qui lui fait dire que cette liste porte en elle-même des germes d’une éventuelle contestation.

«Cette liste pourrait se révéler un véritable casse-tête au cas où le taux des personnes qui ne se retrouveraient pas sur la liste, de ceux inscrits hors de leurs lieux de vote, de ceux qui ont atteint la majorité après l’établissement de la liste (estimé à environ 400 000) serait non négligeable. Sans oublier le vote des populations déplacées qui malgré les retours sont aujourd’hui estimées à plusieurs centaines de milliers», a tenu à alerter Osiwa.

L’autre facteur plaidant pour le report de cette élection dont, Osiwa fait état dans ce document, est la situation sécuritaire dans la partie nord du pays. Pour elle, la situation demeure toujours préoccupante dans cette partie nord du Mali, surtout à Kidal, malgré l’accord d’Ouagadougou. Pour cause, «les autorités administratives (gouverneur, préfets et autres) n’auraient le contrôle que des centres villes à Gao et à Tombouctou et que “l’insécurité continuerait de régner dans les zones rurales».

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