Présidentielle autrichienne : les Verts et l'extrême droite au coude à coude

austria_hofer_electionsEn Autriche, les deux candidats à la présidentielle Norbert Hofer pour l’extrême droite, et l’écologiste Alexander Van der Bellen, étaient à égalité, dimanche, après dépouillement de 90 % des voix. Les résultats définitifs seront connus lundi.

Ceux qui, à travers l’Europe, craignent ou espèrent voir un candidat de l’extrême droite accéder au poste de chef d’État devront encore patienter. Les deux candidats à l’élection présidentielle autrichienneNorbert Hofer (Parti de la liberté, FPÖ) pour l’extrême droite et l’écologiste Alexander Van der Bellen, étaient au coude à coude, dimanche 22 mai dans la soirée, selon les projections des instituts de sondage. Les résultats définitifs ne seront connus que lundi, après dépouillement des bulletins des 900 000 électeurs qui ont demandé à voter par correspondance.

La télévision publique ORF a égréné plusieurs estimations, accordant d’abord 50,2 % des voix au candidat du FPÖ, contre 49,8 % à son rival, avant d’inverser la tendance et d’accorder une très légère avance au candidat écologiste, avec 50,1 %, puis de placer les deux hommes à égalité parfaite avec une marge d’erreur de 1 point après 90 % des votes dépouillés.

Le vote postal, d’ordinaire défavorable au FPÖ, pourrait concerner jusqu’à 900 000 électeurs cette année, soit plus de 14 % du corps électoral, un record. Il faudra attendre lundi pour savoir qui l’a emporté, a reconnu dimanche soir Norbert Hofer, invité de l’ORF.

Faire barrage à la “folie du nationalisme”

La majorité des bureaux de vote ont ouvert à 5 h GMT. Quelque 6,4 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour désigner un successeur au social-démocrate Heinz Fischer, qui achève son second mandat.

“Je serai président”, avait assuré Norbert Hofer, 45 ans, qui est arrivé largement en tête au premier tour avec 35 % des suffrages, meilleur score à un scrutin national de son parti, le FPÖ. Alexander Van der Bellen avait recueilli 21,3 % des voix.

Le candidat écologiste, qui a dirigé le parti des Verts pendant plusieurs années, a appelé vendredi à faire barrage à l’extrême droite, rappelant que “la folie du nationalisme” avait causé la ruine du pays. Il a recueilli de nombreux soutiens de personnalités, ce qui lui a valu d’être qualifié de “candidat de l’establishment” par Norbert Hofer.

Le nouveau président, élu pour un mandat de six ans, prendra ses fonctions le 8 juillet.

Avec AFP et Reuters

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