PRESIDENTIELLE MALIENNE La campagne électorale bat son plein

Les 27 prétendants continuent de sillonner le pays pour essayer de convaincre les électeurs potentiels du bien fondé de leur candidature. Mais 04 candidatures émergent du lot.presidentielle_mali_1

Il y a d’abord celle de Ibrahim Boubacar Keita dit « IBK ». Il est un des favoris du scrutin. Très populaire  à Bamako et dans le Mandé, fief des « Keita », Ibrahima Boubacar Keita a décliné ses priorités dés le lancement le 07 juillet dernier de sa campagne au stade du 26 mars à Bamako. Parmi ses priorités, s’il était élu, un thème commun a tous les candidats : La réconciliation nationale. C’est un enjeu important de cette élection.

Elle est même considérée par beaucoup de Maliens comme une élection de sortie de crise, devant nécessairement aboutir à la réconciliation entre les populations du nord et du sud. Cette question est au cœur des préoccupations de la communauté internationale, qui a encouragée la création d’une commission de réconciliation. IBK a promis, une fois élu, de convoquer des «Assises nationales du nord », avant la fin de cette année.

La question sécuritaire a été évoquée par le candidat du Rassemblement pour le Mali « RPM », qui a promis une hausse conséquente sans fixer le montant du budget alloué à la défense nationale. Pour montrer sa bonne foi, IBK est allé à Kidal, localité située à 1500km de Bamako, témoigner aux soldats maliens et de la Minusma sa solidarité.

Son challenger direct dans ses joutes électorales est certainement, l’ancien ministre des Finances, Soumaila Cissé. Transfuge de l’Adéma, le parti créé par l’ancien président Alpha Oumar Konaré, l’ancien président de commission de l’Uemoa, n’est pas à sa première tentative. En 2002, il a mis en ballottage Amadou Toumani Touré, mais est battu au second tour, grâce au report des voix de IBK sur ATT.

Soumaila Cissé, qui a toujours gardé ce revers au travers de la gorge, se présente cette fois au nom de l’Union pour la République et la Démocratie «URD».A l’instar de ses adversaires, l’essentiel de son discours de campagne tourne autour de la sécurité du développement, et de la réconciliation nationale. Il a promis aux jeunes la création de 500 milles emplois mais s’est aussi engagé à un «pacte vers l’émergence du Mali».

Autre candidature intéressante, celle de Dramane Dembélé, le candidat de l’Adéma, l’Alliance pour la démocratie au Mali. Cette formation politique, qui bénéficie d’une base élargie sur tout le territoire malien,  compte le plus grand nombre de député à l’Assemblée nationale. Son thème de campagne préféré est la justice sociale.

Pour le candidat de l’Adéma, «l’ascenseur social fonctionne moins bien qu’il y a 50 ans, les trois quart des Maliens vivent sous le seuil de pauvreté». S’il est élu, Dramane Dembélé promet de lutter contre la pauvreté, de promouvoir l’éducation, d’assurer la promotion des femmes, de former les jeunes mais aussi de lutter contre la corruption. Il y a enfin la candidature de Modibo Sidibé, ancien Premier ministre.
Son fief est Kayes, région située à l’extrême sud du pays.  Parmi ses grandes priorités s’il est élu : l’érection de pole de développement dans toutes les régions, la santé, l’éducation, la pèche, l’élevage. Il ne reste plus trois jours avant la clôture de la campagne. Les candidats sont en train d’accomplir leurs dernières sorties pour convaincre les électeurs potentiels qu’ils sont plus aptes pour conduire les destinées du Mali.

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