PROJET DE LOI SUR LE LITTORAL Les parlementaires sensibilisés sur la nouvelle législation

La Direction de l’environnement et des établissements classés (DEEC), en partenariat avec le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (REPES) a tenu, hier mardi 9 juillet 2013 dans un hôtel de Dakar, un atelier de partage sur le Projet de loi sur le littoral. Le but de cette rencontre était d’informer les députés sur le contenu de la dernière mouture de ce texte de loi sur le littoral afin susciter leur adhésion.littoral_sn

Avec plus de 700 km de côte et les nombreuses agressions subies et que continue de subir le littoral, notamment à Dakar, Mbour, Saint-Louis, etc. combinées à l’enjeu que représente les côtes, l’avancée de la mer qui menace de plus en plus, le Sénégal a de quoi se doter d’un cadre contraignant pour une meilleure gestion et protection des écosystèmes côtiers. C’est fort de cette réalité que notre pays veut adopter une loi sur le littoral.

En vue de l’effectivité de la mesure, Dakar a abrité, hier mardi 9 juillet un atelier d’information et de partage sur le Projet de loi sur le littoral. Cette journée d’information et de partage organisée par la Direction de l’environnement et des établissements classés (DEEC),  en collaboration avec le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement  au Sénégal (REPES)  a pour objectif principal  de partager la dernière version du Projet de loi sur le littoral avec l’ensemble des députés, en particulier les membres du réseau, afin qu’ils soient sensibilisés sur les enjeux de la gestion des espaces littoraux et engagés à apporter leur soutien politique en perspective de l’examen du Projet de loi par l’assemblée nationale.

Selon Mamadou Lamine Thiam, président du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement, la loi sur le littoral a pour objet de fixer les principes et les règles qui gouvernent les conditions d’utilisation durable des ressources naturelles du littoral ainsi que la préservation  et la protection des écosystèmes côtiers.

Car, «le littoral, avec 700 km de côte, constitue un enjeu important car la population se déplace sur la côte.  Beaucoup d’activités économiques se passent  sur la côte et il ya énormément de ressources qui nous  viennent de la mer. Donc c’est une zone de conflit, une zone qui est entrain de se dégrader. A cela s’ajoutent les changements climatiques, la montée de la mer… ».

A l’en croire, ce processus a été piloté sous l’égide de la Direction de l’environnement et des établissements classés avec la participation active du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement à travers des consultations régionales menées dans les régions administratives littorales. «Ces concertations menées auprès des acteurs et usagers du littoral, ont permis d’avoir un projet de texte consensuel car prenant suffisamment en compte les attentes des différentes partis prenantes. A l’issus de cette tournée le projet de  texte a été introduit dans le circuit d’approbation puis validé par la cour suprême», renseigne M. Thiam.

Mamadou Lamine Thiam d’ajouter: «Nous allons sensibiliser les députés pour que la loi vienne rapidement à l’assemblée nationale parce que  le Sénégal est leader dans ce domaine à part la Mauritanie qui a un texte de législation sur le littoral, le Sénégal sera  le premier cote ouest africain qui va se doter d’une législation sur le littéral. Nous ne souhaitons pas sortir de 2013  sans adopter cette loi historique à l’assemblée nationale».

Mariline Diara, Directrice de l’environnement et des établissements  classés, a par ailleurs déclaré que cette loi devait être adoptée par le Sénégal  depuis longtemps car, dit-elle, «non seulement  le littoral est attaqué par la mer mais aussi il est agressé par les hommes». A ce titre elle relève qu’il est nécessaire de réglementer les activités qui se passent sur le littoral notamment la pêche, le tourisme, l’artisanat, l’habitation.

Elle interpelle ainsi les autorités sur l’urgence de l’adoption de cette loi  sur  littoral qui est une grande première au Sénégal en ce sens qu’elle  permettrait, selon elle, d’avoir un cadre  opérationnel de  réglementation des côtes sénégalaises.

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