PROLIFERATION DES ARMES BLANCHES DES SANCTIONS POUR REGLEMENTER L’USAGE

armes-blanchesLe projet de loi portant régime général des armes à feu va prendre en compte l’usage des armes blanches et des sanctions sévères seront prises dans son décret d’application.  L’annonce est du ministre des Forces armées, Augustin Tine, qui était hier, lundi 1er décembre à l’Assemblée nationale pour le vote du budget de son ministère.

Le ministère des forces armées envisage d’intégrer, dans le projet de loi portant régime général des armes à feu, la réglementation de l’usage des armes blanches. Et, indique Augustin Tine, des sanctions sévères seront prévues dans le projet de décret d’application. Répondant toujours aux questions des députés, le ministre des Forces armées trouve, par ailleurs, que la lutte contre les braquages sera intensifiée avec l’ouverture de brigades dont celle de Ndindy et de Yang-Yang.
Mieux, poursuit-il, l’équipement des brigades,  sera effective dans le courant du mois de décembre, avec la livraison de véhicule dont la commande est déjà faite. La dotation sera de deux véhicules pour chaque brigade. Il est aussi annoncé la réhabilitation du camp militaire de Kédougou.
Le vote de budget du ministère des Forces armées, a servi de cadre aux députés pour revenir sur le manque d’effectif noté dans les brigades. Ce qui ne permet pas, selon eux, de mettre fin à la recrudescence des attaques à main armées.
Par rapport à cette requête, Augustin Tine précise qu’il est prévu le recrutement de 1000 militaires et de 1000 gendarmes, programmé dans le projet de budget 2015. Car, estime-t-il, l’engagement des Forces sénégalaises dans les opérations extérieures entraine un manque d’effectif au niveau des camps. Le ministre des Forces armées indique, en outre, qu’un programme d’amélioration des conditions de travail des Forces armées est en préparation. L’ouverture de la piste de l’aérodrome d’Abéné, une requête des députés,  sera aussi étudiée de l’avis d’Augustin Tine.
Aussi a-t-il révélé que le gouvernement a suspendu le projet de vente d’une partie du camp Leclerc en ce sens que les offres reçues à cet effet étaient en-deçà des attentes des autorités. «En ce qui concerne le camp Leclerc, le projet n’a pas été abandonné, mais aujourd’hui il n’est plus à l’ordre du jour, parce que nous n’avons pas la meilleure offre. Et, aujourd’hui, les gens qui sont dans le camp sont tranquilles: ils peuvent y rester tranquillement. Il n y a pas de décision à ce sens».

Fatou NDIAYE

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