PROMOTION DU TOURISME : Des promoteurs très remontés

Correspondance particulière- Porteurs d’une vision touristique panafricaine, conquérante et tournée vers les États-Unis d’Amérique, le Directeur de « Afrique Production », Mamadou Tall et son staff ont étalé, ce samedi 20 juillet 2013, leur amertume face à la presse.youssou_tourisme

Entre lenteurs,  blocage, flou entretenu et même des réponses peu encourageantes livrées aux potentiels participants, la Cellule de promotion du tourisme ne semble pas jouer franc-jeu, selon eux… L’organisation du Salon international du tourisme et de l’artisanat des pays ouest africains aux États-Unis qui en est à son troisième report, en prend un coup.

Le Salon international du tourisme et de l’artisanat des pays ouest africains aux Etats-Unis (Sitaf), prévu pour ce 26 juillet 2013, sera finalement reporté au mois de septembre de cette même année. Pour son troisième report, les initiateurs de cette rencontre, par la voix de Mamadou Tall, même s’ils  ont évité de charger le Ministre du Tourisme, Youssou Ndour, n’en ont pas moins indexé  sa cellule de Promotion. Leur initiative née en 2012 sous le ministre Thierno Lô, après plusieurs initiatives, ils avaient finalement été reçus par le ministre Youssou Ndour.

Ce dernier leur avait affirmé son « soutien à 200% », avec à la clé une promesse de défendre cette idée partout où besoin serait. Mais vu le court délai, il leur a été demandé de reporter la date fixée, de février à juillet, ils (le ministère et son staff) ont même assuré en assumer la pleine responsabilité. Pourtant après cette réaction positive du ministre, ce fut pendant des mois, comme un retour à la case départ avec une quasi-impossibilité de rencontrer à nouveau le ministre ou sa cellule de promotion du tourisme.

A cela, selon eux, s’ajoutent des réponses refroidissantes adressées aux « futurs » participants, ce qui fait qu’au niveau national comme international, ces réactions ont timoré plus d’un acteur intéressé par cette opportunité. Pourtant, toujours selon M. Tall, de l’Etat, ils n’attendent qu’un appui institutionnel, car l’aspect financier (estimé à 10 millions FCFA ) n’est que minime et serait une prise en charge des participants étatiques.

Entre autres, ces faits notés les poussent à réagir, afin d’informer l’opinion sur les réelles raisons de ces reports du salon, mais aussi rendre compte aux futurs participants et à ceux qui croient en leur initiative et qui les soutiennent. Allant plus loin, Mme Ndèye Ndiaye Atlanta de demander quant à elle : « Est-ce qu’on a l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut ? »
Interpellé sur ces accusations, Bamba Mbow, le responsable de cette Cellule de promotion, a recadré le débat, demandant aux promoteurs dans certains détails, de revoir leur copie.

Une lettre a été adressée en fin de semaine dernière au ministre Youssou Ndour, a aussi expliqué M. Tall, mais selon lui, avec ou sans le ministère, le salon est prévu pour se tenir en septembre, car des pays ont déjà confirmé leurs participations, de même que certains acteurs du secteur privé.

Avec 70 Millions de touristes parcourant annuellement le monde, les USA engendrent une masse financière de 74 milliards de dollars USA en recettes pour les pays visités, soit 14 fois le budget du Sénégal. L’Afrique n’en capte que 300 000 visiteurs avec une préférence pour des pays comme le Maroc, la Tunisie ou l’Afrique du Sud. L’objectif du Salon d’Atlanta, selon les promoteurs, est la création dans un marché émetteur, les Etats-Unis, d’un cadre multisectoriel de rencontres et d’échanges commun  à la sous région Ouest africaine,  pour la promotion et le développement du tourisme de l’artisanat et de la culture.

Il vise aussi à offrir aux américains une vitrine annuelle de toute l’offre touristique africaine, à créer des liens de coopération entre les villes Africaines et Américaines, mais aussi à familiariser le public américain à nos cultures pour une image positive de l’Afrique.

Interpellé sur ces accusations, Bamba Mbow, le responsable de cette Cellule de promotion a plutôt recadré le débat, demandant même aux promoteurs, dans certains détails, de revoir leur copie.

Concernant le premier report, il a mis en exergue le mauvais choix du promoteur avec une date (Novembre) qui se situe en plein hiver et coïncidant presque avec le Thanksgiving, une période sacrée pour les familles américaines, (Ndlr : Aux États-Unis, la fête est célébrée le quatrième jeudi de novembre, mais historiquement, le Thanksgiving est un jour de fête chrétienne durant lequel, ils remercient Dieu par des prières et des réjouissances. Les administrations et la plupart des entreprises sont fermées ce jour-là). Le promoteur, selon lui, leur avait même souligné qu’ils ont eu la même réaction que le consul américain.

En plus, ajoute-t-il, aucune volonté de blocage, aucune lenteur ne peut leur être imputée, car ils ont eu au moins 8 réunions de travail avec eux.

« Malgré la dissolution de l’ANPT (Agence nationale de Promotion du Tourisme), nous avons accepté moyennant des garanties, l’accompagnement financier déjà établi à hauteur de 10 millions FCfa, nous avons aussi confirmé notre appui institutionnel, la preuve, des lettres adressées à tous les ministères et aux pays de la sous région.

Des pays comme le Mali et la Guinée ont directement appelé le ministère pour des assurances sur cette initiative, nous les avons rassurés, les informant de notre soutien à 100% de cette rencontre. Mais nous avons aussi demandé aux organisateurs de faire les choses de façon professionnelle, et même de toujours chercher un plan B, car un pays comme la Gambie, choisi pour être le parrain, ne donne plus signe de vie », a expliqué Bamba Mbow.

Ce dernier cependant, n’a pas exclu la possibilité de convier la presse à une rencontre entre la cellule de promotion touristique et le promoteur, pour lever les équivoques et les malentendus.

Fara Michel DIEYE

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