Protection de la pêche artisanale : Des acteurs veulent l’application des accords internationaux

Protection de la pêche artisanale
Protection de la pêche artisanale
Protection de la pêche artisanale

Les acteurs de la pêche artisanale ont ‘’un grand rôle’’ à jouer pour faire respecter la loi internationale en ce qui concerne les ressources démersales côtières. C’est ce qu’a déclaré hier Mme Béatrice Gorez, coordonnatrice de la Coalition pour des accords de pêche équitables (Cape).

S’agissant de la loi internationale, il y a en particulier la Convention des Nations Unis sur le droit de la pêche, signée en 1982 à Montego Bay au Mexique. Mme Gorez compte sur la pêche artisanale car, elle juge que cette dernière s’organise de mieux en mieux, en atteste la création de la Caopa, qui est, d’après elle, ‘’une étape décisive’’ dans la mobilisation de la pêche artisanale au niveau international.

La convention de Montego Bay stipule que les navires européens et autres étrangers ne peuvent avoir accès qu’au surplus de ressources que la pêche locale ne peut pas capturer. Et c’est sur ces bases que tous les accords de pêche ont été signés, a souligné Béatrice Gorez,

‘’Malheureusement, ce principe de surplus n’a pas été respecté comme ce fut le cas au Sénégal où jusqu’en 2006 l’Union européenne signait des accords de pêche qui lui donnait accès à des ressources qui étaient exploitées par la pêche artisanale, notamment’’, a ajouté Mme Gorez.

Elle a rappelé que ça été aussi le cas pour la Mauritanie où pendant très longtemps la pêche européenne a aussi eu accès à des ressources qui étaient nécessaires à la survie de la pêche artisanale locale.
‘’Aujourd’hui, les choses ont changé grâce des campagnes qui sont menées par des Ong, tant au niveau européen qu’africain’’, a-t-elle estimé, demandant à ce que les conditions de respect de la pêche artisanale soient appliquées à toutes les flottes étrangères.

Il s’agit, selon la coordonnatrice de la Cape de la flotte européenne, celle de la Chine qui est en plein développement ainsi que la flotte russe qui est en train de se reconstituer et qui cible essentiellement les petits pélagiques qui sont très importants pour la sécurité alimentaire de toute la région ouest-africaine.

‘’Il y a aussi la Corée du Sud qui est présente à différents endroits, notamment sur les pêcheries thonières et côtières. Toutes ces flottes étrangères doivent respecter le principe de l’accès uniquement au surplus’’, a plaidé Béatrice Gorez, selon qui le respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (Cnudm) passe par une mobilisation de la pêche artisanale.

‘’Cette convention existe depuis 1982, tous les Etats qui l’ont ratifié ont eu tout le loisir de l’appliquer. C’est parce qu’il y a un défaut de volonté politique s’ils ne l’ont pas appliqué, au bien au niveau des Etats-pêcheurs que des Etats-côtiers. Cette volonté politique se développe sur la pression de la pêche artisanale qui demande que ses droits soient respectés’’, a insisté Béatrice Gorez.

Avec l’Aps

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