Protection des personnalités : les petites lubies des politiques

Un agent qui promène le chien d’Édouard Balladur, un autre qui conduit la famille Hortefeux, plusieurs personnalités abusent de leur service de protection.

Un ministre ne se déplace jamais sans sa garde rapprochée. Comme le président, ses prédécesseurs, les anciens Premiers ministres et des personnalités de la société civile particulièrement menacées, un service de protection, dépendant du ministère de l’Intérieur, veille à la sécurité des VIP de l’État. Le pouvoir d’affecter ou de retirer des agents du Service de la protection (SDLP) revient au ministère de l’Intérieur. Mais le système débouche parfois sur des abus.

Un rapport de la Cour des comptes, publié en 2010, avait déjà pointé du doigt la note salée de la protection des personnalités, qui s’élève à plus de 70 000 euros par an et par personne. Et Le Parisien révèle ce mercredi les petits caprices de certaines d’entre elles. Ainsi, l’ancien Premier ministre Édouard Balladur se servirait des agents chargés de sa sécurité comme d’un service de conciergerie. « Un ex-officier de sécurité a quitté son poste, car il ne supportait pas qu’Édouard Balladur lui demande de cirer ses chaussures et de sortir son chien », raconte un policier au journal. « Affabulation stupide ! » répond l’ex-chef de gouvernement. Reste qu’il aurait été aperçu récemment chez un fleuriste du 16e arrondissement de Paris, au côté d’un agent qui portait le bouquet.

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