Putsch manqué en Gambie: mobilisation des ONG contre l’extradition vers Banjul de personnes arrêtées à Bissau

Le président gambien President Yahya Jammeh
Le président gambien President Yahya Jammeh
Le président gambien President Yahya Jammeh

Plusieurs ONG de défense des droits humains ont exhorté, vendredi, Bissau «de ne pas extrader les personnes arrêtées sur son territoire vers la Gambie, où celles-ci risquent la peine de mort».

Des Organisations non gouvernementales (Ong) de défense des droits humains ont haussé le ton, vendredi à Dakar, craignant des condamnations à mort en Gambie à la suite du coup d’Etat manqué contre le président Yaya Jammeh, mardi 30 décembre dernier.

«Nos organisations recommandent vivement au gouvernement bissau-guinéen de ne pas extrader les personnes arrêtées sur son territoire vers la Gambie, où celles-ci risquent la peine de mort», ont-elles souligné dans un communiqué.

Il s’agit notamment de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), Amnesty International/Sénégal, la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) Article 19/Afrique de l’Ouest et la Société Internationale pour les Droits de l’Homme/ Sénégal (SIDH/Sénégal).

Le président gambien, 49 ans dont vingt au pouvoir,  a fustigé, mercredi, ceux qui visent «un changement de régime par la violence», dans sa première déclaration publique après le putsch manqué suscitant des craintes de répression dans son pays.

Les différentes Ong exhortent «les autorités gambiennes, le gouvernement et les forces de sécurité et de défense, à agir dans le plein respect des droits humains, conformément à leurs engagements vis-à-vis des instruments juridiques internationaux et régionaux».Elles lancent également un appel aux Nations Unies, à l’Union Africaine et à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) «pour l’ouverture d’une enquête transparente et impartiale sur les violations graves et répétées des droits humains commises en Gambie au cours de ces deux dernières décennies».

Yaya Jammeh, très critiqué par la communauté internationale à cause des nombreuses violations des droits de l’homme en Gambie, est arrivé au pouvoir en juillet 1994, après un coup d’Etat contre Dawda Jawara.

Baba Mballo
© OEIL D’AFRIQUE

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