Quand le FBI envoyait une lettre à Martin Luther King pour lui demander de se suicider

mlk_photo_2Un document, récemment déterré par une historienne de Yale, montre que le FBI a tenté il y a près de 50 ans de convaincre le pasteur de mettre fin à ses jours.
«Il ne te reste qu’une chose à faire, tu sais ce que c’est.» Cette phrase explicite, contenue dans une lettre envoyée à Martin Luther King n’avait en réalité qu’un but: discréditer le prix Nobel de la paix et le pousser à se suicider. C’est Bervely Gage, historienne à Yale, qui a retrouvé la lettre et l’a publié en ligne sur le site du New York Times.
«En cherchant une biographie de Hoover, j’ai été surprise de trouver une version complète et non censurée de cette lettre dans ses documents officiels et confidentiels aux Archives nationales», explique-t-elle.
Le site Vox rappelle de son côté que, quelques jours après le discours «I have a dream» en 1963, un mémo du FBI expliquait, dans des termes très crus, comment il devenait désormais impératif d’espionner le militant:
«Nous devons le considérer désormais, si par le passé nous ne l’avons pas fait, comme le nègre le plus dangereux du futur de cette nation.»
Dans un climat de peur du communisme, un système d’espionnage est vite mis en place, car John Edgar Hoover, patron du FBI à l’époque, est déterminé à prouver ses liens avec le communisme et certains de ses membres proches de MLK, alors en place aux Etats-Unis. Mais à la place, le Bureau récupère de nombreuses vidéos des liaisons sexuelles du pasteur. «Des responsables du FBI ont commencé à donner des informations sur ces relations à des membres amis de la presse. Mais, à leur plus grand étonnement, l’histoire n’est sortie nulle part», explique l’historienne. Alors, l’année suivante, l’un des directeurs du FBI envoie une lettre anonyme au domicile de MLK. On le menaçait alors de révéler au monde sa vie privée, toujours pour ruiner son aura et sa crédibilité.

Slate.fr

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