Rapport 2016 du Fmi : Le Sénégal parmi les pays à croissance « vigoureuse »

fmi-macky-sallDans son rapport d’octobre 2016 sur les Perspectives de l’économie mondiale publié mardi dernier, le Fonds monétaire international (Fmi) cite le Sénégal parmi les pays africains qui devraient continuer à réaliser une croissance « vigoureuse », en 2016

Avec des projections de croissances estimées à plus de 5 %, le Sénégal devrait figurer, en 2016, sur la liste des pays d’Afrique subsaharienne qui vont enregistrer « une croissance vigoureuse, grâce au bas niveau des prix du pétrole, ainsi qu’à la robustesse de leur consommation privée et de leur investissement ». C’est ce que relève le Fonds monétaire international (Fmi) dans son rapport d’octobre sur les Perspectives de l’économie mondiale publié mardi passé. La Côte d’Ivoire, le Kenya et l’Ethiopie qui, comme le Sénégal, « exportent des produits autres que des ressources naturelles », sont dans le même cas de figure. De manière générale, le Fmi souligne que l’Afrique subsaharienne se caractérise, de plus en plus, par une croissance à plusieurs vitesses. Et si les projections de croissance ont été révisées sensiblement à la baisse dans la région, « cela tient principalement aux conditions macroéconomiques difficiles dans les plus grands pays, qui s’ajustent à la baisse des recettes tirées des produits de base », note le rapport. Au Nigéria, par exemple, l’activité devrait se contracter de 1,7 % en 2016, en raison de perturbations temporaires de la production de pétrole, de pénuries de devises dues à la baisse des recettes pétrolières, d’une diminution de la production d’électricité et d’un manque de confiance des investisseurs. En Afrique du Sud où « l’incertitude entourant la politique économique complique l’ajustement à la détérioration des termes de l’échange », le Pib devrait rester stable en 2016, avec seulement une reprise modeste, l’an prochain, tandis que les effets de la baisse des prix des produits de base et de la sécheresse se dissipent et que l’offre d’électricité s’améliore. L’Angola s’ajuste aussi à une forte baisse de ses recettes d’exportation de pétrole. La croissance devrait être nulle cette année et faible l’an prochain.

Sur le plan mondial, le Fmi indique que la croissance devrait tomber à 3,1 % en 2016 avant de remonter à 3,4 % en 2017. La prévision, révisée à la baisse de 0,1 point pour 2016 et 2017 par rapport à avril dernier, s’explique, selon le rapport, par une dégradation des perspectives pour les pays avancés, à la suite du vote du Royaume-Uni, en juin dernier, en faveur de la sortie de l’Union européenne (Brexit) et par une croissance plus faible que prévu aux États-Unis. « Ces développements ont encore fait baisser les taux d’intérêt mondiaux, et il est maintenant prévu que la politique monétaire restera accommodante pendant une plus longue période », note le document.

Cependant, les perspectives diffèrent sensiblement d’un pays et d’une région à l’autre : les pays émergents d’Asie, en général et l’Inde en particulier, affichent une croissance vigoureuse et l’Afrique subsaharienne connaît un ralentissement prononcé. Dans les pays avancés, les perspectives moroses sont exposées à des incertitudes et à des risques considérables et pourraient alimenter un surcroît de mécontentement politique, avec une montée en puissance des programmes anti-intégration.

lesoleil.sn

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