RDC: Kinshasa demande le rappel du responsable local des droits de l’Homme de l’ONU

Le Président de la RDC, Joseph Kabila
Le Président de la RDC, Joseph Kabila
Le Président de la RDC, Joseph Kabila

Kinshasa a demandé jeudi le rappel du chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’Homme en République démocratique du Congo, Scott Campbell, au lendemain de la publication d’un rapport de ses services dénonçant des crimes commis par des policiers congolais.

Le moment est sans doute venu de nous séparer d’avec lui et de demander au Secrétaire général des Nations unies de le retirer de notre pays pour manque de professionnalisme et d’honnêteté, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

M. Muyej a reproché également à M. Campbell ses prises de positions partisanes, de nature à compromettre la stabilité des institutions.

Nous estimons que M. Scott Campbell remplit désormais les conditions requises pour être déclaré persona non grata, a ajouté le ministre.

Le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) que dirige M. Campbell à Kinshasa a publié mercredi un rapport sur les violations des droits de l’Homme commises par des agents de la police nationale congolaise lors d’un grande opération antibanditisme dans la capitale congolaise entre novembre 2013 et février.

Dans ce document, l’équipe de M. Campbell dénonce la mort ou la disparition de plusieurs dizaines de civils pendant cette opération baptisée Likofi (coup de poing en lingala).

L’opération ‘Likofi’ a fait au moins 41 victimes, neuf d’exécutions sommaires et 32 de disparitions forcées, mais le nombre des victimes des violences policières pourrait être bien plus élevé, peut-on lire dans ce rapport.

Jamais rapport ne donna une information aussi malveillante que mensongère, a affirmé M. Muyej.

M. Campbell s’était déjà attiré les foudres des autorités congolaises après la publication en avril d’un rapport onusien regrettant qu’en dépit de progrès dans la lutte contre les violences sexuelles en RDC, la plupart d’entre elles ne faisaient jamais l’objet d’enquêtes ou de poursuites.

AFP

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