RDC: la Constitution divise les alliés

En RD Congo, des députés de la majorité présidentielle vont saisir la Cour constitutionnelle pour l’interprétation de l’article 70 de la Constitution.

Cet article de la loi fondamentale dispose qu’à «la fin de son mandat, le président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu».

L’interprétation de cette disposition constitutionnelle divise le camp présidentiel et la majorité alors que la perspective de la tenue de l’élection présidentielle, prévue en novembre, s’éloigne de plus en plus.

Dans le pays, l’hypothèse est de plus en plus probable que le scrutin ne sera pas organisé dans les délais.

Dans ce cas, le président Joseph Kabila pourra-t-il rester au pouvoir ? C’est la question que la majorité compte poser au juge constitutionnel, la Commission électorale ayant déjà annoncé qu’elle était incapable d’organiser le scrutin d’ici à novembre tel que prévu par la Constitution.

Se pose alors la question de l’avenir de l’actuel chef de l’Etat qui s’achemine vers la fin de son deuxième et dernier mandat.

Pourra-t-il rester en poste jusqu’à l’élection de son successeur ?

Oui, répond la majorité présidentielle.

Non, lui rétorque l’opposition.

Les opposants estiment que si la présidentielle n’est pas organisée dans les délais, le président Kabila devra quitter le pouvoir et laisser la place au président du sénat qui serait chargé de mener une transition, le temps d’organiser une nouvelle présidentielle.

C’est donc entre ces deux positions diamétralement opposées que le juge constitutionnel est invité à trancher.

Depuis plusieurs mois, la situation politique est particulièrement tendue en RD Congo.

L’opposition accuse le pouvoir de torpiller volontairement le processus électoral afin de maintenir au pouvoir le président Kabila dont l’invitation au dialogue politique est restée lettre morte pour une grande partie de l’opposition.

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