RDC : le chef du bureau local des droits de l’Homme de l’ONU a quitté le pays

M. Scott Campbell, le chef du Bureau des droits de l’Homme des Nations unies en République démocratique du Congo, déclaré indésirable par le gouvernement congolais, a quitté Kinshasa, a-t-on appris samedi de source aéroportuaire
M. Scott Campbell, le chef du Bureau des droits de l’Homme des Nations unies en République démocratique du Congo, déclaré indésirable par le gouvernement congolais, a quitté Kinshasa, a-t-on appris samedi de source aéroportuaire
M. Scott Campbell, le chef du Bureau des droits de l’Homme des Nations unies en République démocratique du Congo, déclaré indésirable par le gouvernement congolais, a quitté Kinshasa, a-t-on appris samedi de source aéroportuaire

Le chef du Bureau des droits de l’Homme des Nations unies en République démocratique du Congo, déclaré indésirable par le gouvernement congolais, a quitté Kinshasa, a-t-on appris samedi de source aéroportuaire.

M. Scott Campbell, qui dirige cet organisme depuis septembre 2011, a décollé vendredi soir à bord d’un avion de ligne à destination de Bruxelles, a-t-on indiqué à l’aéroport international de Ndjili, à Kinshasa.

Interrogé par l’AFP, Carlos Araujo, porte-parole de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) a indiqué que M. Campbell était parti pour des vacances qu’il avait demandées depuis longtemps.

Jeudi, le gouvernement congolais avait demandé à l’ONU de rappeler M. Campbell, le déclarant persona non grata en RDC.

La veille, les services de M. Campbell avaient publié un rapport dénonçant des bavures policières pendant une grande opération antibanditisme à Kinshasa entre novembre 2013 et février, dont neuf meurtres et 32 disparitions forcées.

Le rapport précisait qu’il s’agissait là uniquement des cas documentés par l’ONU et que le nombre de victimes de l’opération pourrait être beaucoup plus élevé.

Les autorités congolaises ont estimé en substance que ce rapport caractérisait la mauvaise foi et l’esprit partisan animant selon elles le travail de M. Campbell, qu’elles accusent de dénigrer systématiquement la RDC.

Vendredi, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait déclaré lors d’une conférence de presse que M. Campbell pourrait quitter la RDC sous 48 heures.

Dans un communiqué publié samedi, le chef de la Monusco, Martin Kobler, a demandé au gouvernement congolais de reconsidérer sa décision.

J’exprime ma plus grande confiance à Scott Campbell et dans le travail réalisé par toute son équipe et je prends l’entière responsabilité des conclusions et recommandations de [leur dernier] rapport, fait savoir M. Kobler dans ce texte.

Avec plus de 20.000 Casques bleus, déployés principalement dans l’Est de la RDC où sévissent des dizaines de groupes armés, la Monusco est la plus grosse opération de maintien de la paix de l’ONU au monde.

Pour la Monusco, les rapports onusiens sur les droits dans le pays sont des catalyseurs importants assurant la bonne gouvernance qui mène à stabilité, et les défenseurs des droits de l’Homme jouent un rôle important en RDC et doivent pouvoir effectuer leur travail sans entraves.

La France, qui a joué un rôle important au Conseil de sécurité pour renforcer le mandat de la Monusco afin d’aider Kinshasa a mettre au pas toutes les milices présentes dans le pays a regretté la décision congolaise contre M. Campbell.

Cela risque de porter atteinte à la crédibilité des efforts entrepris pour améliorer la situation des droits de l’Homme dans ce pays, a déclaré le Quai d’Orsay vendredi, invitant les autorités congolaises à respecter leurs engagements dans ce domaine.

AFP

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