RDC : Le M23 dénonce un rapport irréaliste de l’ONU sur les crimes au Nord-Kivu

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo (RDC), Martin Kobler.
Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo (RDC), Martin Kobler.
Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo (RDC), Martin Kobler.

Le dernier rapport du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) publié récemment accuse le Mouvement M23 d’être responsable des crimes dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) entre avril 2012 et novembre 2013. Les responsables du mouvement dénoncent un rapport irréaliste.

L’ex-rébellion congolaise, le Mouvement du 23 mars (M23) a renié lundi toute responsabilité des crimes dont l’accusent les Nations Unies dans le dernier rapport du BCNUDH. Dans un communiqué publié par Bertrand Bisimwa, président du Mouvement qui se trouve actuellement à Kampala en Ouganda, le M23 décline toute responsabilité des graves crimes commis dans l’Est de la RDC.

Pour le M23, la résolution 2098 a fait de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) un belligérant de plus dans la guerre qui opposait le M23 au gouvernement en la faisant participer directement aux combats.

«De ce fait, tout rapport de la MONUSCO concernant le Mouvement du 23 ne peut être ni neutre ni crédible parce qu’il ne viserait qu’à soutenir son allié dans cette nouvelle forme de guerre qu’il mène contre le M23 depuis la signature des déclarations de Nairobi», a indiqué Bertrand Bisimwa.

L’ex rébellion dénonce donc un document qui ne s’est fondé que sur des propos recueillis et non des faits observés ou établis.

«La MONUSCO a été présente dans l’espace administré par notre mouvement et y a bénéficié de toute la liberté de mouvement voulu. Pourtant, à ce temps, il n’avait rien relevé du genre du contenu de l’actuel document. Il est donc étonnant qu’elle ait attendu notre sortie de l’espace pour requérir des simples déclarations sur ce qu’elle n’avait pas observé», peut-on lire dans la note.

Le rapport du BCNUDH en question a été publié le 09 octobre dernier à Kinshasa. Dans le document, le M23 est indexé comme l’auteur de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans la province du Nord-Kivu entre avril 2012 et novembre 2013, soit la période de son activité dans la région avant sa défaite militaire.

© OEIL D’AFRIQUE

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