RDC : Le régime Kabila englué dans des scandales financiers, selon un journal belge

kabila_003Le clan Kabila, en République démocratique du Congo, pourrait être mêlé à des scandales financiers portant sur plusieurs dizaines de millions d’euros. Le Soir, un journal belge, en a fait sa Une.

Selon les journalistes qui ont rédigé l’article, Jean-Jacques Lumumba, ex-employé d’une banque proche de la famille Kabila, a déposé des documents compromettant qui étayent plusieurs détournements de fonds.

Au centre de cette polémique, la BGFI, une banque dirigée par un ami d’enfance du président congolais Joseph Kabila. De cette institution financière, plusieurs mouvements louches d’argent auraient été effectués.

L’un concerne notamment le financement d’une société d’importation alimentaire, Egal, dirigée par un autre proche de Kabila. L’entreprise a reçu, selon les documents, 43 millions d’euros dès sa constitution en 2013. L’origine de ces fonds est inconnue. Toutefois, c’est la BGFI qui a versé les fonds au motif de provisions d’investissements. Jusque-là, l’argent n’a jamais été remboursé.

Autre affaire, des ponctions faites sur l’un des comptes bancaires de la Commission électorale indépendante (Céni) pour une destination inconnue, toujours depuis la BGFI. Ce compte devait notamment servir à l’organisation des élections dont la Céni a proposé le report pour 2018, en raison de déficits budgétaires et logistiques.

Plusieurs transactions de ce genre, impliquant proches et familles du président Kabila, sont ainsi indexées dans les documents mis au grand jour par Jean-Jacques Lumumba, un neveu de l’ancien Premier ministre congolais, Patrice Émery Lumumba, l’un des pères de l’indépendance du Congo belge.

Alors que les tensions politiques et sociales enflent en RD Congo, ces révélations gênantes pour le régime Kabila donneront certainement de l’eau au moulin de l’opposition.

Cette dernière réclame sans autre forme de procès le départ de Joseph Kabila au soir du 19 décembre, fin de son deuxième et dernier mandat selon la Constitution. Cela, malgré un dialogue politique qui a entériné la présidentielle à avril 2018 et autorisé le maintien de Kabila jusqu’à cette date.

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