RDC: nouveau face à face entre contestataires et policiers à Kinshasa

kinshasa-lundi-19Un groupe d’environ 350 jeunes faisaient face mardi matin à la police dans un quartier de Kinshasa au lendemain de violences meurtrières entre forces de l’ordre et jeunes contestataires hostiles au président congolais Joseph Kabila.

Dans le quartier Binza, dans l’ouest de la capitale, la circulation était perturbée par quelques feux de pneus et de bois allumés sur la chaussée, mais il n’y avait pas de manifestants à proximité.

Ailleurs dans la ville, la vie semblait reprendre doucement un cours à peu près normal, mais l’internet 3G et les services de messagerie sms étaient coupés.

Dans le quartier de Lemba, la police a éteint sur la chaussée plusieurs pneus allumés par les jeunes. Une trentaine de policiers anti-émeutes faisait face au groupe de contestataires vers 09h45 (08h45 GMT) et tentaient de ramener le calme.

Les esprits ne semblaient pas trop échauffés. Les jeunes se contentaient de faire du bruit, et ne scandaient aucun slogan à caractère politique.

Quatre personnes au moins, dont deux policiers, ont été tuées lundi à Kinshasa, selon un bilan gouvernemental. Mais selon l’opposition et des sources diplomatiques, le nombre de morts pourrait être bien plus élevé.

Les violences ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la capitale de la République démocratique du Congo, où plusieurs pillages ont également été commis, alors qu’un collectif d’opposants avait appelé la population de la ville à « occuper massivement le Parlement » pour protester contre le projet de loi électorale en cours d’examen.

Le gouvernement a reconnu que ce texte risque d’entraîner un report de la présidentielle de 2016. Ce qui permettrait à M. Kabila, à la tête du pays depuis 2001, de se maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son mandat.

La séance plénière consacrée à l’examen de ce texte adopté samedi par les députés s’est ouverte au Sénat alors que le Parlement restait sous haute protection policière.

Comme la veille, la police bloquait un large périmètre autour du Palais du peuple, empêchant tout passage, mais les soldats déployés en masse dans la ville lundi n’étaient plus visibles.

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