RECENSEMENT GENERAL DE LA POPULATION 2013 Entre innovation et spécificités

pdaLe quatrième Recensement général de la population (RGPHAE) dont la campagne de communication sera lancée ce jour, mercredi, a ceci de particulier qu’en plus de l’habitat, il prend en charge les volets agriculture et élevage. L’autre grande particularité réside dans l’option de l’Etat, cette fois-ci, de financer presque totalement l’exercice.

Le dernier Recensement général de la population et de l’habitat du Sénégal (Rgph) remonte à 2002. C’était le troisième du nom depuis 1976, date du premier Recensement général de la population.

Or, entre la réalisation du dernier recensement et celui de 1988, 14 années se sont écoulées au cours desquelles des besoins en données se sont fait sentir de manière assez intense.

Faut-il rappeler que le recensement demeure l’opération qui permet d’obtenir les données de base pour les estimations de population nécessaires à l’élaboration des différents programmes de développement.

A ce titre, il constitue aussi la source qui fournit la base de sondage à partir de laquelle sont exécutées les différentes enquêtes qui produisent les indicateurs utilisés pour le suivi et l’évaluation des programmes de développement.

Aussi pour le quatrième exercice, les volets agriculture et élevage sont-ils pris en charge, l’objectif global étant de permettre aux sphères de décision, à quelque niveau de l’Etat qu’elles se situent, de disposer d’outils opérationnels plus fiables et plus proches des réalités du terrain pour répondre aux aspirations des populations en matière de développement.

Alors que le dernier recensement avait coûté quelque 6 milliards de FCfa, le prochain RGPHAE coûtera pas moins de 13,8 milliards de FCfa dont 4,7 milliards de FCfa pour le volet agriculture et 2,7 milliards de FCfa pour le volet élevage.

Pour le financement, selon Babacar Fall, Directeur général de l’Ansd, l’Etat a déjà mis 12 milliards de FCfa et, cette option prise l’Etat de financer presque totalement le RGPHE « traduit le souci d’en assurer la régularité et de mieux en maîtriser le calendrier. » Même si, précise M. Fall, « A côté de l’Etat les partenaires comme l’Usaid, l’Unfpa ainsi que l’Institut brésilien de géographie et de statistiques sont bien présents.»

Ce 4ème RGPHAE comporte des spécificités liées à la technologie utilisée pour la phase de collecte des données à travers le recours aux PDA (Personal Digital Assistant), littéralement assistant numérique personnel, aussi appelé organiseur) qui est un ordinateur de poche composé d’un processeur, de mémoire vive, d’un écran tactile et de fonctionnalités réseau dans un boîtier compact d’extrêmement petite taille.

Alors qu’il fallait en général compter sur des délais de publication des résultats plutôt longs, ceux-ci seront fortement réduits et au niveau de l’Ansd, on parle d’un trimestre.

Le recensement étant une opération lourde aussi bien au niveau de la quantité et de la qualité des ressources humaines à mobiliser que dans l’ampleur des ressources financières à mettre à sa disposition, pour le RGPHAE qui va durer 3 semaines (du 19 novembre au 10 décembre 2013), quelque 22 000 agents seront formés.

Les résultats du troisième recensement général de la population de 2002 ont montré que la population du Sénégal demeure jeune malgré une diminution notable des proportions des jeunes. Ils mettent également en exergue la forte croissance de la population qui se traduit par une densification de plus en plus importante de l’occupation humaine du territoire national.

C’est en tout cas ce matin-même que la cérémonie officielle de lancement du RGPHAE est prévu. Une occasion sans doute pour sensibiliser les populations en général, sur les spécificités et les enjeux véritables du recensement de 2013 par rapport aux précédentes éditions.

Malick NDAW

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