RECRUTEMENT DES ETUDIANTS SORTANTS, RADICALISATION DU SAES, DEFICIT D'ENSEIGNANTS, SIGNATURE DU PACTE SOCIAL: Ces dossiers brûlants qui attendent Mimi

universite cheikh anta diop ucadAminata Touré passe son grand oral aujourd’hui, lundi 28 octobre 2013, devant les élus l’Assemblée nationale, pour décliner les grandes orientations du gouvernement. Le nouveau Premier ministre, Mme Aminata Touré, nommée récemment pour accélérer la cadence, aura fort à faire avec les représentants du peuple, surtout du Groupe parlementaire libéral, en ce qui concerne les dossiers brûlants de l’actualité. Sur le secteur de l’éducation, elle est attendue sur les mouvements d’humeurs des étudiants sortants de la FASTEF, l’INSEPS.

Ces derniers exigent leur affectation au moment où le Saes compte se radicaliser à la rentrée prochaine pour à son tour, exiger l’approbation diligente des budgets des universités publiques. Sans oublier la question de l’harmonisation des besoins en formation et du redéploiement du personnel enseignant et la signature du protocole d’accord entre gouvernement et syndicats d’enseignants.

Le Premier ministre, Mme Aminata Touré, passe à l’Hémicycle aujourd’hui, lundi 28 octobre 2013, pour effectuer la traditionnelle Déclaration de politique générale (Dpg). Un grand moment de débats et de contradictions où Aminata Touré devra présenter les urgences de l’heure et les grandes orientations du gouvernement inspirées du programme « Yonnou Yokkuté ». Un programme dans lequel le secteur de l’éducation occupe une place prépondérante.

Après plus de 19 mois d’exercice gouvernemental, ce secteur est toujours aminé non pas par ses performances, mais par des grèves récurrentes des acteurs, notamment les enseignants, les étudiants et depuis un moment les élèves-professeurs sortants de la Fastef, de l’Inseps et des Crfpe de Saint Louis et de Louga. Pendant ce temps, le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) menace de se radicaliser à la rentrée prochaine pour l’approbation du budget des universités. Devant les représentants du peuple, Mme le Premier ministre, dont la mission est d’accélérer la cadence est très attendue sur ces questions qui risquent de plomber l’année académique.

Les sortants de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la formation (Fastef), de l’Institut national supérieur de l’éducation populaire et du sport (Inseps) et des autres écoles de formation ont tenu des rassemblements devant le ministère de l’Education pour exiger leurs affectations. Une manifestation qui s’est soldée par l’interpellation de 18 élèves professeurs,  relâchés dans la soirée des échauffourées, et une blessée grave. Le comité ad hoc des étudiants sortants, sur demande du Khalife général des Mourides, a décidé d’observer un temps de latence de leur plan d’actions.

Tout de même, Ousmane Barro et Cie exigent le respect strict du crédit horaire par discipline et la construction d’autres Cem et Lycées. Tout en invitant Aminata Touré, seule autorité, selon eux, capable de régler la situation, les sortants demandent l’application du décret 2009-1266 qui stipule que les sortants doivent être recrutés dans la Fonction publique. Pour rappel, le ministre de l’Education national, à l’occasion du Conseil des ministres du 17 octobre 2013, avait annoncé le recrutement de 808 professeurs et 100 autres pour les disciplines en péril (mathématiques, philosophie, etc).

Par conséquent, plus de la moitié des élèves professeurs recrutés par le truchement d’un concours n’ont pas été affectés. Le gouvernement du Sénégal a recruté en fonction des besoins actuels du système éducatif 808 professeurs et 100 vacataires pour les disciplines en péril (mathématiques, philosophie, etc)

Cette affaire montre, sans risque de se tromper, un réel problème de  management voire un pilotage à vue des autorités académiques. Au moment où les lycées et Cem affichent un surplus d’enseignants (lycée John F Kennedy) notamment à Dakar, certaines écoles du cycle élémentaire ferment les classes faute de maîtres. C’est le cas à Matam tout comme à Tambacounda entrainant la chute du Taux brut de scolarisation.

En plus loin, l’enseignement supérieur, malgré la tenue des Concertations nationales sur l’avenir de l’Enseignement supérieur (Cnaes), devra connaitre des remous à la prochaine rentrée de classes si les autorités n’y prennent garde, en ce qui concerne l’approbation du budget des universités sénégalaises. Les Camarades d’Ababacar Seydi Ndiaye, Secrétaire général du Saes, menacent de se radicaliser à la prochaine rentrée scolaire pour l’approbation des budgets.

Le protocole d’accords entre gouvernement et syndicats d’enseignants a connu jusqu’à ce jour des points d’achoppements. Ils portent en effet sur la validation des années de vacation et de contractualisation capitalisés par les professeurs et maîtres contractuels recrutés comme fonctionnaires, le rappel d’indemnités à hauteur de 2/3 de leur dû et la question de l’habitat. Du coup, une année scolaire marquée par des grèves récurrentes est à craindre.

Ibrahima Baldé Sudonline

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