RENCONTRE IDRISS DEBY-MAITRE EL HADJI DIOUF A DAKAR HABRE CONDAMNE UNE OPERATION QUI… VIOLE LES REGLES DEONTOLOGIQUES

habre-debby ME EL HADJI ET CIE avocats de Hissene HabréLa rencontre Maitre El Hadj Diouf – Idriss Deby le mercredi 17 décembre 2014, à Dakar, en marge de sa visite à Dakar dans le cadre du Forum sur la Paix et la Sécurité, n’est pas du goût de son client. Dans un communiqué d’hier lundi 29 décembre, alors que la  défense condamne fermement les méthodes déployées par les autorités politiques sénégalaises, le président Hissein Habré relève que l’opération de «Maitre El Hadj Diouf» heurte les consciences, viole les règles déontologiques de la profession d’avocat…

«La défense condamne fermement les méthodes déployées par les autorités politiques sénégalaises, pratiques qui sont l’expression d’un abus de pouvoir dominant d’une part et traduisent leur implication dans les manœuvres visant à nuire à la défense d’autre part. Il est important que cet état de fait soit compris par l’opinion nationale et internationale». Ce sont les conseils de l’ancien président tchadien Hissein Habré, qui s’insurgent ainsi contre la rencontre Maitre El Hadj Diouf – Idriss Deby le mercredi 17 décembre 2014 à l’hôtel King Fahd Palace de Dakar par l’intermédiaire du président Macky Sall et à l’insu de son client (en sa qualité d’avocat du président Habré).
Selon un communiqué signé le président Hissein Habré, l’opération menée conjointement par les autorités sénégalaises, de connivence avec Idriss Deby, en ce moment précis, n’est pas fortuite. Elle a lieu au moment où elles se préparent à tenir «leur parodie de procès». Ces mêmes autorités n’ont pas hésité à actionner tous les leviers étatiques pour enlever le président Hissein Habré, le maintenir en prison, affichant ainsi leur détermination.
Et la source de relever qu’elles «ont fabriqué un faux pour créer les Chambres africaines extraordinaires (CAE) (faux fabriqué par Mme Aminata Touré alors ministre de la justice) puis, agi pour bloquer les recours à la Cour Suprême, empêchant la défense d’avoir accès au juge constitutionnel, de peur de voir déclarée l’inconstitutionnalité des CAE». Par cet acte, elles ont ainsi exposé au grand jour «leur parti-pris» et déjà perdu le challenge d’un procès juste et équitable, lit-on dans le texte.
Et comme si cela ne suffisait pas, «faute de pouvoir établir la réalité des supposées infractions, mises au pied du mur par le refus d’Idriss Deby d’exécuter certains de ses engagements essentiels et devant l’impossibilité de relier les supposées infractions aux soi-disant auteurs principaux, leur fuite en avant consiste à empêcher l’équipe de défense de travailler. Des manœuvres d’intimidation et de menace avaient été déployées contre les avocats; elles furent dénoncées et portées à la connaissance de l’opinion nationale et internationale lors de plusieurs conférences de presse», note la même source.
Suffisant pour que le président Habre considère que «l’opération “Maitre El Hadj Diouf” heurte les consciences, viole les règles déontologiques de la profession d’avocat, mais aussi et surtout nous édifie, chaque jour, sur le fossé immense entre le discours sur une gouvernance démocratique et vertueuse et une pratique politique nauséabonde». Et «chaque jour qui passe, le Tout Puissant met à nu les comploteurs et expose au grand jour leurs méthodes immorales, illégales et scandaleuses déployées à grand renfort d’argent, de pressions, des agissements qui démontrent quotidiennement que l’affaire Hissein Habré n’a jamais été une affaire de justice mais un sordide complot politique».
Pourtant, rappelle-t-on dans le document, Maitre El Hadj Diouf a porté la cause de la défense du président Habré pendant 14 années, avec engagement sur tous les fronts judiciaire, politique et médiatique, mais il a désormais choisi une autre voie, sans mandat ni concertation aucune avec le Président Habré. En revanche, il s’est concerté d’une part, avec Idriss Deby qui «a fait condamner à mort le Président Habré en 48 heures aux termes d’une mascarade judiciaire et d’autre part, avec ceux qui sont impliqués au premier plan dans l’opération de liquidation du Président ! Nous prenons acte du choix qu’il a fait et de sa nouvelle vision de l’affaire».
Ibrahima DIALLO

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