Renouvellement du Bureau le vendredi prochain : L’Assemblée confirme l’expulsion de Thierno Bocoum

Thierno Bocoum
Thierno Bocoum
Thierno Bocoum

Le Quotidien avait écrit à sa Une du week-end que le parti de Idrissa Seck, à travers la sortie de Thierno Bocoum dénonçant le refus de contrôle du budget des questeurs et du président de l’Assemblée nationale, la non-transparence dans la gestion du budget de l’institution, anticipait son départ du bureau du Parlement. Mais là, c’est la direction de la communication de l’Assemblée qui confirme ce départ du président de la Commission comptabilité et contrôle de l’Assemblée nationale du bureau.

Et certainement de la secrétaire élue, Ndèye Maguette Dièye, sauf coup de théâtre. «Il est regrettable qu’un député de l’Assemblée nationale, président d’une Commission, ait attendu 6 jours avant son départ définitif de cette position pour des raisons de simple logique politique voulue par son parti, décide de s’attaquer à l’institution, à son mode de fonctionnement et à ses dirigeants.

Il est vrai qu’au Sénégal, dans le temps présent, les principes et les scrupules sont malmenés, ‘’irraisonnablement’’, dès qu’apparaît l’intérêt de la politique politicienne», lit-on dans le communiqué. Dans cette réaction du questeur Daouda Dia et de Moustapha Niasse, parce qu’émanant de la Communication de l’institution, l’Assemblée nationale précise qu’elle «n’entrera dans aucune polémique jusque et y compris avec un député même si ce dernier sait pertinemment que sa reconduction à la tête d’une commission est devenue impossible, son parti ayant quitté, il y a quelques jours, le groupe parlementaire Benno bokk yaakaar qui l’avait proposé et fait élire à la tête de cette commission». En définitive, ajoute-t-on, «pour Monsieur Thierno Bocoum, le problème est là et il n’est nulle part ailleurs».

«L’Assemblée ne peut faire exception» au contrôle des finances publiques

Si le communiqué ne répond pas sur le refus de contrôle du budget par Bocoum et son équipe, il revient tout de même sur les procédures réglementaires qui régissent le fonctionnement de la Commission contrôle et comptabilité. Pour la direction de la communication, «l’Assemblée nationale, tout comme les autres institutions de la République, ne peut faire exception dans la conduite des règles de gestion de finances publiques, aux niveaux comptable, contrôle a priori conformité aux deux principes d’opportunité et de régularité de chaque dépense et enfin à la règle du contrôle a postériori, une fois terminé le processus effectif des dépenses considérées».

Elle précise que le budget de l’institution parlementaire est «logé» au ministère de l’Economie et des Finances et est «géré à ce niveau, en ce qui concerne l’allocation et  la mise à disposition des crédits inscrits dans son propre budget par les directions du Trésor et de la Comptabilité publique de ce ministère». Par conséquent, souligne le communiqué, «aucune mise de crédit n’est possible, ni acceptable, sans l’appréciation et la vérification préalable de la régularité de la dépense envisagée. La suite, une fois les crédits alloués, relève de la questure de l’Assemblée nationale et des services administratifs, financiers et comptables de celle-ci».

Pourquoi a-t-il «attendu près de 15 mois pour envoyer cette note à la presse» ?

Dès lors, l’Assemblée nationale dit ne pas comprendre que le député Bocoum puisse «penser que ces dépenses ne soient couvertes sur les crédits de l’institution», qu’il «ose parler d’opacité et de flou sauf, évidemment, un président de commission qui ne le sera encore que pour quelques jours».

Elle ne s’explique pas non plus que le camarade de Idrissa Seck, qui occupe cette fonction depuis le 31 juillet 2012, ait «attendu près de 15 mois, pour écrire cette note et l’envoyer à la presse pour ensuite, tranquillement rentrer chez lui sans que sa conscience ne soit perturbée devant un acte aussi ignoble». Pour l’Assemblée nationale, «il est facile de laisser croire que le budget de l’institution se trouve dans des coffres-forts installés dans les sous-sols de l’immeuble qui l’abrite et que ce budget peut être utilisé selon le bon vouloir de qui que ce soit».

Écrit par Hamath KANE   hamath@lequotidien.sn

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