Retour en RDC du député Fidèle Babala, mis en liberté provisoire par la CPI

Le député d’opposition congolais Fidèle Babala Wandu, le 27 novembre 2013 à la Cour pénale internationale (CPI) à La Hague|AFP
Le député d’opposition congolais Fidèle Babala Wandu, le 27 novembre 2013 à la Cour pénale internationale (CPI) à La Hague|AFP
Le député d’opposition congolais Fidèle Babala Wandu, le 27 novembre 2013 à la Cour pénale internationale (CPI) à La Hague|AFP

Le député d’opposition congolais Fidèle Babala Wandu, soupçonné de subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI), qui lui a accordé mardi une mise en liberté provisoire, est arrivé jeudi soir à Kinshasa, a constaté un journaliste de l’AFP.

M. Babala est arrivé jeudi à 18H00 (17H00 GMT) à bord d’un avion Air France, et a été accueilli par des cadres du Mouvement de libération du Congo (MLC), que dirige Jean-Pierre Bemba, l’ex-vice président de la République démocratique du Congo (2003-2006) jugé à la CPI pour crimes contre l’humanité.

Secrétaire général adjoint du MLC, M. Babala, 57 ans, avait été arrêté le 24 novembre 2013 à Kinshasa et transféré à la CPI. Dans la foulée, Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda Kabongo, défenseurs de M. Bemba, et Narcisse Arido, un témoin cité à comparaître par la défense, avaient été arrêtés dans différents pays.

Les quatre hommes, ainsi que Jean-Pierre Bemba, sont accusés de fausses déclarations et de subornation de témoins.

Mardi, la CPI a ordonné mardi la libération des quatre proches de M. Bemba, accusé de crimes contre l’humanité, pour éviter que leur détention provisoire ne soit d’une durée « disproportionnée ».

« C’est une bonne nouvelle qu’il (M. Babala) soit libéré. Ca nous pousse à espérer la libération de notre chef (M. Bemba). C’est de bon augure pour la suite », a déclaré à l’AFP Thomas Luhaka, secrétaire général du MLC, présent à l’aéroport de Kinshasa pour accueillir le député.

Président du deuxième parti d’opposition de la RDC, M. Bemba est jugé pour crimes contre l’humanité (viol et meurtre) et crimes de guerre (viol, meurtre et pillage) qui auraient été commis par sa milice en République centrafricaine en 2002-2003.

Il est détenu depuis le 3 juillet 2008 à La Haye, où siège la CPI.

AFP

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