REWMI-APR – Renouvellement du Bureau demain : A l’Assemblée, on aiguise les couteaux

Thierno Bocoum et Moustapha Diakhate
Thierno Bocoum et Moustapha Diakhate
Thierno Bocoum et Moustapha Diakhate

Le report des Locales de trois mois, annoncé hier par le Premier ministre, semble compromettre la rencontre entre le chef de l’Etat et la classe politique, l’opposition notamment.

Il n’y aura pas d’élections locales le 16 mars 2014. C’est ce que Aminata Touré a annoncé sur Rfi. Le Premier ministre qui est l’Invité Afrique de la radio française ce matin,  parle d’un report de trois mois justifié par «la mise en place de l’Acte 3 de la décentralisation».

«Au Sénégal, les élections locales ne se sont jamais tenues à la date fixée. Trois mois, ce n’est pas loin puisque le Sénégal a connu des reports d’un an, deux ans même parfois sous l’ancien régime. Je crois que, de ce point de vue-là, ça ne devrait pas poser problème si on passe de mars au mois de juin. Je pense que l’objectif de la réforme (le) vaut», a-t-elle précisé.

Rencontre Macky-opposition compromise

Une déclaration qui, à coup sûr, va envenimer les relations déjà très tendues entre le pouvoir et l’opposition qui avait averti déjà lors de la rencontre entre le ministre de l’Intérieur, à l’époque Pathé Seck, et les formations politiques sur la première prorogation des révisions des listes électorales. Pour le moment, nombre de responsables des partis politiques disent attendre la diffusion de l’entretien du chef du gouvernement sur Rfi pour réagir. Il faut dire que la tenue des élections locales à date échue a toujours été peu probable.

Le rappel du ministre conseiller du président de la République, président du Comité de pilotage de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation, selon lequel les Locales ne sont jamais tenues à date échue, avait installé le doute quant au respect du calendrier républicain. Pourtant, Ismaïla Madior Fall, invité de la dernière émission Les Affaires de la cité de la Tfm, avait confirmé l’organisation des élections locales le 16 mars.

Il parlait de «premier défi relevé», qui consistait à «ne pas sortir de l’année 2014». Ce que le chef de l’Etat lui-même avait dit à Taïba Ndiaye, en marge du lancement de la bourse familiale. «Je tiens à ce que les élections locales se tiennent dans le premier semestre de 2014», avait-il dit. Et si Aminata Touré motive ce report par la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation, Macky Sall suggérait, en revanche, la fin de la première phase avec la communalisation universelle et la départementalisation.

C’est d’ailleurs ce qui explique son intention de rencontrer la classe politique. «J’entends recevoir très prochainement les forces politiques de la majorité comme de l’opposition pour expliquer davantage ce projet qui va au-delà du caractère partisan. Il s’agit du développement local de notre pays et, sur ce point, je pense qu’on doit avoir un consensus national pour que les textes qui doivent être pris le soient dans les délais, afin que le pays continue sa marche pour plus de démocratie», annonçait-il. Cette rencontre semble compromise.

hamath@lequotidien.sn

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