Roch Marc Christian Kaboré: L’Union Africain joue le médecin après la mort»

Roch Marc Christian Kaboré, président du parti Mouvement du peuple pour le progrès (MPP)
Roch Marc Christian Kaboré, président du parti Mouvement du peuple pour le progrès (MPP)
Roch Marc Christian Kaboré, président du parti Mouvement du peuple pour le progrès (MPP)

Roch Marc Christian Kaboré, président du parti Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a rencontré les émissaires de l’UA, de la Cédéao et des Nations unies mardi 4 novembre dans le cadre de la recherche de solution à la situation de crise que traverse le Burkina Faso.  Dans une interview qu’il a accordée à RFI, l’ancien collaborateur de Blaise Compaoré dit ne pas en vouloir à François Hollande. Concernant la situation qui prévaut au Burkina Faso, il est d’avis que l’Union africaine joue au médecin après la mort.

«Partout dans le monde, lorsqu’il y a des chefs d’Etat qui sont en difficultés, il est évident qu’un certain nombre de pays prennent des dispositions pour les exfiltrer de manière à éviter évidemment des situations un peu plus catastrophiques. Nous avons pris acte du fait que le président Hollande a déclaré avoir participé à cette opération», a expliqué Rock Marc Christian Kaboré qui a permis à Blaise Compaoré de se sauver la peau suite au soulèvement du peuple burkinabè.

L’ancien président de l’Assemblée nationale pense que Blaise Compaoré doit être le seul responsable de la situation actuelle.

A la suite de la rencontre qu’il a eu avec les représentants de la communauté internationale, il indique qu’il fallait que la Constitution soit appliquée dans un contexte qui tient compte des réalités, et non pas de façon dogmatique, pour permettre aux forces vives de pouvoir s’entendre consensuellement sur quelqu’un qui pourrait assurer cette transition.

Rock Marc Christian Kaboré fustige l’attitude de l’Union africaine qui leur avait refusé une audience demandée pour solliciter son concours à convaincre Blaise Compaoré à ne pas modifier la Constitution. «L’objet de l’audience était justement de dire à l’Union africaine qu’il faut quand même que la charte pour la démocratie des élections de l’Union africaine précise clairement que les présidents qui veulent manipuler la Constitution pour rester au pouvoir, posent un acte anticonstitutionnel ».

Pour le Président du MPP, il était plus qu’urgent que la communauté internationale se mobilise pour envoyer des délégations pour venir éviter les problèmes que de jouer les pompiers à la suite. «Nous avons quand même ce reproche à faire, qui est que les mécanismes doivent être mis en place pour éviter justement que nous tombions dans les situations. On vient après, comme le médecin après la mort, pour dire: Respectons la Constitution», a fustigé l’opposant.

Quant au président de la transition, M. Kaboré pense qu’il ne doit pas être quelqu’un qui soit dans l’action politique afin de rassurer les uns et les autres. Il souhaite en outre qu’une solution soit vite trouvée pour permettre de reprendre en main l’avenir du peuple burkinabè et l’avenir du Burkina Faso de façon générale.

© OEIL D’AFRIQUE

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