SAMUEL SARR: «Il y a de mauvais choix d’investissement qui ont plombé les finances publiques»

En visite hier chez l’archevêque de Dakar pour lui présenter son projet, Samuel Sarr a profité de l’occasion pour se pencher sur l’économie sénégalaise. Pour l’ancien ministre de l’Energie sous Wade, le Sénégal traverse des difficultés financières dues à un mauvais choix d’investissement.

L’archevêque de Dakar Monseigneur Benjamin Ndiaye a reçu hier le leader du parti Libéralisme social sénégalais. Samuel Sarr est venu présenter ses projets au chef de l’Eglise. Occasion saisie par Samuel Sarr pour revenir sur ses observations faites sur l’économie du pays. Pour le futur candidat aux élections présidentielles, le choix sur les investissements pose un véritable problème à l’économie sénégalaise. «Il y a de mauvais choix d’investissement qui ont plombé les finances publiques», laisse-t-il entendre. Conséquence, dit l’ancien ministre de l’Energie, le Sénégal traverse des difficultés financières et les problèmes économiques du Sénégal seront plus compliqués plus tard.
Pour Samuel Sarr qui se dit rassuré après son échange avec l’archevêque de Dakar, la rencontre a été l’occasion de revenir sur les différents points de son programme de campagne. «Notre projet est sur 28 points, notamment sur la santé, l’éducation, le redressement économique et financier du Sénégal, la garantie et la pérennité de l’emploi des jeunes, tout tourne sur l’augmentation du pouvoir d’achat des Sénégalais», explique-t-il.

Mgr Benjamin Ndiaye : «Je souhaite un débat politique qui dépasse des controverses, pour s’engager dans un débat contradictoire»

L’Archevêque qui a salué la démarche de Samuel Sarr a souhaité bon vent au futur candidat. Pour l’archevêque, qui se dit rassuré par autant de ressources humaines dans le pays, une union d’idéologies est aujourd’hui nécessaire pour assurer le développement. «Les défis ne manquent pas. Nous avons parlé de la jeunesse, qui est un défi majeur qui nécessite des options très rigoureuses pour pouvoir répondre aux aspirations des jeunes aujourd’hui. Le sujet de l’émigration a été également soulevé. Le développement doit être fait par ceux de l’intérieur et non ceux de l’extérieur».
Ce que l’archevêque souhaite, aujourd’hui, c’est un débat politique qui dépasse des controverses, pour s’engager dans un débat contradictoire qui peut être bénéfique à notre pays car nous pourrons dégager des orientations communes à tous.
S’adressant au futur candidat, Monseigneur Benjamin Ndiaye indique : «dans les courses de stades, nous sommes plusieurs à prendre le départ, mais un seul gagne la couronne. En avant, Ca kanama kanam».

Mgr Benjamin Ndiaye sur Bruno Diatta : «son éducation chrétienne a contribué à la qualité de son service»

Mgr Benjamin Ndiaye, tout comme Samuel Sarr, a tenu à faire un témoignage sur le défunt Bruno Diatta. «Il a traversé différents régimes politiques, toujours fidèle à sa mission, et en tant que guide religieux que je suis, je voudrais insister sur le fait que son éducation chrétienne a contribué à la qualité de son service».
D’après Samuel Sarr qui soutient avoir eu des relations très particulières avec le défunt, ce décès a été un choc. «Nos pères étaient amis. Il m’a toujours éclairé dans tout ce que je faisais quand j’étais dans le gouvernement et même à la Senelec. A la fin de chaque conseil des ministres, il recevait deux personnes : Djibo Letty Kâ et moi-même. Et à chaque fois que j’avais des difficultés pour comprendre certains points, je l’appelais et avec une générosité légendaire, il m’écoutait et me conseillait».

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