Scandale à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale : Un gré à gré de 60 milliards sous le manteau d’une « offre spontanée »

scandaleSous les artifices d’une « offre spontanée », l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) a filé un marché de 60 milliards de FCfa à une seule structure.

« Nous avons relevé dans (le) nouveau Code des marchés publics, en son article 81, des dispositions relatives aux offres spontanées qui ont fait l’objet de discussions au niveau des experts de nos structures respectives et avec les autres partenaires techniques et financiers », écrivait, d’après Libération, dans une lettre adressée aux plus hautes autorités courant 2014, la Banque mondiale. Le journal d’indiquer que les risques posés par la négociation directe de ces offres (dans le cas d’entente directe) sont élevés tandis que les avantages ne sont pas évidents. La justification principale sera probablement le besoin de répondre aux urgences, mais il y a le risque d’encourager des urgences non justifiées.

“Nous avons estimé attirer votre attention sur ces aspects et nous confirmons notre engagement, en harmonie avec les autres partenaires techniques et financiers, pour assister le Sénégal dans la fiabilité du système de passation des marchés publics dans le cadre plus global de finances publiques”, avai encore écrit l’institution mondiale. Mais, relève le journal, il semble que la Banque mondiale ait pédalé dans le néant. Pour cause, selon les informations de nos confrères, l’Aser a filé 60 milliards de FCfa à un privé suivant un contrat sur offre spontanée portant études, fourniture, transport, construction de dorsales Mt et électrification. En vérité, il ne s’agit ni plus que d’une entente directe.

En effet, l’argument servi au niveau de l’Aser est que le privé en question « pré-finance » le marché pour espérer ensuite se faire rembourser dans le long terme. « Une économie de temps, une politique efficace », souffle-t-on.

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