Scandale Panama Papers : la colère de l'Algérie !

Bouteflika_002L’Algérie a protesté, officiellement, auprès du Quai d’Orsay, la manière avec laquelle l’affaire “Panama Papers” a été traitée par une partie de la presse française, dénonçant « une campagne diffamatrice et manipulatrice menée par Le Monde contre l’Algérie ».

Alger est en colère et l’a fait savoir. L’Algérie n’apprécie pas la manière avec laquelle l’affaire “Panama Papers” a été traitée par le journal Le Monde. Le site TSA indique qu’Alger a protesté, lundi 4 avril, officiellement auprès du Quai d’Orsay. La diplomatie algérienne a dénoncé « une campagne diffamatrice et manipulatrice menée par Le Monde contre l’Algérie », ajouteTSA.

Toujours selon le site algérien, à Alger, les autorités ont été particulièrement choquées par la Une du journal français. Sous le titre « L’argent caché des chefs d’Etat », le journal a illustré sa première page avec les photos de cinq dirigeants dont Abdelaziz Bouteflika. Or, le nom du Président algérien n’est à aucun moment cité dans l’article consacré à l’affaire Sonatrach – Saipem. Pour Alger, qui estime que Le Monde reçoit des subventions du Quai d’Orsay, cette « campagne s’inscrit dans une campagne plus large qui cible l’Algérie de manière négative depuis quelques temps ».

Au lendemain de la protestation algérienne, Le Monde a publié la précision suivante sous le papier paru hier : « Précision : contrairement à ce que la photo en Une du Monde daté du 5 avril a pu laisser croire, le nom du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, n’apparaît pas dans les “Panama Papers”. Ce sont des proches du chef de l’Etat qui sont soupçonnés d’avoir détourné une partie des ressources du pays, comme le relève l’article ci-dessus ».

Cette protestation intervient à quelques jours du sommet algéro-français, prévu les 9 et 10 avril à Alger, en présence de Manuel Valls et d’une dizaine de ministres français. TSA précise que les relations entre Alger et Paris se sont crispées ces derniers jours, après le soutien apporté par la France au Maroc dans son bras de fer avec l’ONU sur le dossier du Sahara Occidental.

afrik.com

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