SEDHIOU : 7E EDITION DE LA ZIARRA ANNUELLE DE NDIAMACOUTA Le khalife dénonce l’absence d’infrastructures et «fusille» l’Etat

ziarra du khalife général, Thierno Mamadou Yacine CisséPour la septième année consécutive, la commune de Ndiamacouta a célébré, samedi 26 octobre 2013, la ziarra du khalife général, Thierno Mamadou Yacine Cissé. Les thèmes ont porté sur l’éducation, les valeurs de spiritualité et de paix. A cette occasion, le guide religieux a cloué au pilori les dirigeants du pays au motif qu’ils n’ont jamais rien entrepris pour sortir Ndiamacouta de sa situation de précarité tous azimuts.

La commune de Ndiamacouta était ce week-end le point de convergence de plusieurs centaines de fidèles musulmans venus prendre part à la 7e édition de la ziarra annuelle du khalife Thierno Mamadou Yacine Cissé. A la cérémonie officielle d’ouverture, le guide religieux a exhorté les populations du Kabada au respect des valeurs de solidarité, de non violence, de travail et de spiritualité.

Dans un tout autre registre, le khalife général a fustigé le dénuement total dans lequel se débat cette contrée du nord de la région de Sédhiou et qui traduit selon lui, le mépris de l’Etat du Sénégal à leur , « comme le constate tout visiteur qui foule le sol de Ndiamacouta. C’est un manque total de services sociaux de base. Nous n’avons aucune route, ni eau potable ni électricité, encore moins d’un réseau stable de téléphone. Le poste de santé dont nous disposons peine à donner aux malades des comprimés du genre paracétamol tellement la structure elle-même est malade ».

Et de poursuivre : « pourtant, ici, c’est aussi un grand foyer des érudits  depuis des années. On ne comprend pas pourquoi les dirigeants de ce pays nous isolent, comme si nous étions des Sénégalais entièrement à part et non à part entière. Ailleurs on voit des ministres et autres ténors représenter l’Etat dans des cérémonies du même genre et quelque fois même moins, en terme de représentativité, que les nôtres, c’est révoltant ».

Le khalife, Thierno Mamadou yacine Cissé, ajoute que la proximité avec la Gambie leur permet de s’y rendre pour les besoins primaires. « Si nous n’étions pas à côté de la Gambie, on se demande ce que nous aurions fait pour survivre car notre Etat nous a oubliés et isolés ici. Aussi bien pour le téléphone que le marché ou encore les soins infirmiers, nous nous rabattons sur la Gambie. C’est honteux », se désole-t-il. Très amer contre le président de la République, il lui rappelle qu’il est comptable devant Dieu de la gestion des biens de l’Etat et en assumera le préjudice subi par les victimes.

Comme pour attester ce dédain, le marabout a indiqué qu’à l’exception de l’adjoint au préfet de Bounkiling, Adama N’gom et de Dr Sadia Faty, membre du conseil économique social et environnemental, entre autres chefs de service, aucune autorité, même pas le député originaire du village, en l’occurrence Amath Cissé, ne s’y était pas présenté alors que de hauts cadres du parlement gambien représentés par Excellency Pape Lamine Diatta, ont relevé la célébration de leur présence. Enfin, des conférences ont eu lieu sur des thèmes aussi divers que l’Education et la lutte contre la drogue.

Moussa DRAME Sudonline

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